Les deux chefs d’Etat discuteront des relations qu’entretiennent la France et le Tchad, «avec l’ambition de porter un partenariat renouvelé et mutuellement bénéfique», a affirmé l’Elysée dans un communiqué.
Cette rencontre marque un réchauffement des relations après plus d’un an de tension, à la suite de la rupture par N’Djamena de l’accord de défense liant les deux pays.
Après l’audience accordée lundi par M. Déby à l’ambassadeur français, la présidence tchadienne a souligné dans un communiqué sa volonté de «redéfinir» la coopération entre les deux pays, «appelée à se renouveler et à s’adapter aux enjeux actuels».
En mars, le président tchadien avait reçu à N’Djamena la cheffe du parti d’extrême droite Rassemblement national, Marine Le Pen, triple candidate à la présidentielle française, battue en 2017 et en 2022 au second tour par Emmanuel Macron.
Propulsé au pouvoir après la mort de son père en avril 2021, M. Déby avait été élu président en mai 2024 lors d’un scrutin contesté par l’opposition.
Sous son mandat, le Tchad a obtenu le retrait total des troupes françaises stationnées dans le pays, après la rupture de l’accord de coopération militaire entre les deux pays fin novembre 2024.
Le Tchad était le dernier point d’ancrage de la France au Sahel, où la France a compté jusqu’à plus de 5.000 militaires dans le cadre de l’opération antijihadiste Barkhane, stoppée fin novembre 2022.
En janvier 2025, les propos du président français sur «l’ingratitude» des pays africains vis-à-vis de l’armée française avaient suscité les foudres de M. Déby.
Les relations avaient commencé à se tendre à l’été 2024, lorsque la justice française avait ouvert une enquête le ciblant pour «détournement de fonds publics» et «recel», notamment à cause de dépenses à Paris.
Depuis, le Tchad a renforcé sa coopération avec les Émirats arabes unis, la Turquie et la Russie.
