Avant-goût de Ramadan au Mali: les prix des produits alimentaires commencent à flamber

Marché de Darsalam, au Mali.

Le 15/02/2026 à 13h30

VidéoA quelques jours du mois de Ramadan, les prix des produits alimentaires commencent à prendre de l’ascenseur. Au marché de Darsalam, les commerçants ne cachent pas leur colère, tout comme leurs clients.

Le Ramadan 2026 risque d’être un calvaire à cause de la crise de carburant qu’à connue le pays et qui n’est pas totalement finie.

Kadia Sangaré est vendeuse de haricot vert, de piment, de carotte, et bien d’autres légumes. Selon elle, «à l’approche du ramadan, les prix augmentent progressivement. Si cette tendance se poursuit, que les gens risquent de ne pas acheter les légumes». Elle précise «il y a moins de légumes sur le marché cette année par rapport à l’année dernière et c’est plus cher à cause de la pénurie de carburant. Moinins il y a de légumes, plus les prix augmentent».

Vieux Sangaré, boucher, explique que «le kilo de la viande a grimpé à 3500 fcfa à l’approche du mois de ramadan et augmentera encore. Cette inflation résulte à la fois de la fermeture de plusieurs abattoirs dans les pays de la sous-région, ainsi que l’exportation incontrôlée du bétail».

Toutefois, comme il l’a expliqué, «cela fait 10 ans maintenant que nous sommes confrontés à ce problème. Comparé à l’année dernière, le prix du kilo de viande est plus élevé».

Pour sa part, Aboubacar Keïta dira «j’ai un stock important de denrées alimentaires pour le mois de ramadan telle que le maïs, le riz, le mil, le sucre entre autres à des prix abordables que l’année dernière. Les clients ont commencé à s’approvisionner il y a 20 jours malgré la conjoncture économique du pays».

Il a salué les autorités pour les efforts déployés; mais selon lui, «il reste encore beaucoup à faire pour assurer le nécessaire».

Comme d’habitude, l’Etat règlemente les prix des produits pour le bon déroulement du mois de ramadan. Il est de même cette année et les commerçants qui feront de la surenchère devront s’attendre à des sanctions.

Par Diemba Moussa Konaté (Bamako, correspondance)
Le 15/02/2026 à 13h30