Il faut généralement attendre la tranche horaire de 23 heures à 3 heures pour télécharger les fichiers volumineux sur internet. Parce qu’à cette tranche horaire, les réseaux sont moins saturés suivant des explications de certains experts. En journée, la fiabilité de tous les services n’est toujours pas garantie, mêmes les plus basiques. Ces défaillances sont observées chez tous les opérateurs mais à des proportions variées.
A Yaoundé, chaque consommateur vit son calvaire et s’adapte à la mesure de son possible. Françoise Ayew fait partie de ces consommateurs. Elle est étudiante à l’université de Yaoundé 1 «Il m’arrive de recharger pour 1000 Fcfa 2 Gigas 500 Mégaoctets. A peine rechargés, le serveur m’annonce qu’il ne me reste plus que deux Gigaoctets alors que je n’ai fait aucune opération. Et cela a une grande influence dans mes études», a-t-elle déclaré.
Ces plaintes ne sont pas conscrites dans la ville de Yaoundé. D’autres grandes villes du Cameroun sont aussi concernées, très loin des localités enclavées qui bénéficient déjà d’une couverture très faible. C’est quasiment le quotidien des citoyens qui croient pourtant améliorer leurs conditions de vie et de travail par une connexion internet plus fluide et accessible à toutes les bourses.
Les différents opérateurs ne cessent pourtant de rassurer leurs clients mais ces assurances restent lettres mortes au grand désarroi des millions d’usagers accrochés aux lèvres de l’Agence de Régulation des Télécommunications (Art) pour des sanctions devant améliorer l’offre de service de chaque opérateur.
