Cameroun. Recrudescence des morts violentes d’enfants: qui pour arrêter l’effroi?

Les tueries d'enfants se multiplient au Cameroun.

Le 11/04/2026 à 08h51

VidéoA quelques semaines d’intervalle, les cas d’infanticides se sont multipliés dans plusieurs localités, laissant les Camerounais ballotés entre impuissance et indignation. Face à ces crimes, révélateurs de dysfonctionnements à plusieurs étages, le gouvernement s’engage à sévir et à renforcer la protection des personnes vulnérables. Mais rappelle aussi que c’est une responsabilité partagée... En attendant, la liste de tels crimes risque de s’allonger et interroge toute la nation.

Le Cameroun fait face depuis quelques semaines à une recrudescence inquiétante d’infanticides et d’extrêmes violences sur mineurs. Entre les mois de février et mars derniers, le pays a perdu une vingtaine d’enfants, morts dans des conditions atroces.

Le 16 février 2026, une mère tuait ses trois enfants à Yaoundé par empoisonnement avant de se donner la mort.

Début mars toujours à Yaoundé, la petite Divine Mbarga âgée d’à peine onze ans se faisait tuer au quartier Nkoabang après avoir été violée toute la nuit par des personnes déjà aux mains des forces de l’ordre.

Vers la fin ce même mois de mars, un nourrisson de onze mois était assassiné par l’amant de sa mère qui médite actuellement son sort à la prison de New Bell à Douala. Et malheureusement la liste est encore longue de cas relayés par la presse nationale.

Devant l’indignation générale, la ministre des Affaires sociales, Pauline Irène Nguene a condamné «avec la plus grande fermeté» les actes d’infanticide et de violences contre les enfants. Tout en exprimant sa «profonde indignation», la ministre que «c’est une responsabilité partagée« .

Mais l’horreur ne s’arrête pas à une telle barbarie. De nombreuses jeunes adolescentes ont été retrouvées mortes dans les broussaille, leurs corp affreusement mutilés. Des sévices qui laissent penser à des crimes rituels comme le pensent plusieurs habitants de la capitale politique.

Fonctionnaire retraité, Georges Esseng est de ceux-là. «Pour moi, il n’y a pas de doute, ce sont des crimes rituels. Sinon, comment expliquer que les organes génitaux, les yeux et la langue des victimes soient emportés?», S’est-il interrogé.

A cette macabre série, Ces extrêmes violences ne s’appliquent pas seulement sur les adolescentes. Dans les ménages, les violences conjugales ont connu aussi une hausse considérable depuis le mois de janvier 2026.

A ce jour, l’on compte environ 19 femmes assassinées par leurs conjoints. Des cas énumérés dans presque toutes les régions du pays. Pour les yaoundées, la justice doonnue coupable de crime sur mineur.

Par Jean-Paul Mbia (Yaounde, correspondance)
Le 11/04/2026 à 08h51