Une quête d’évaluation de la consommation de drogue a été réalisée par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime en milieu scolaire fait état d’un usage précoce en milieu scolaire, avec pour conséquence, la dégradation des performances ou encore les ruptures au niveau social ou familial.
«C’est une triste réalité. Nous voyons souvent certains amis derrière l’établissement en train de fumer, ils sont devenus accrocs. Mais on ne peut rien…», confie Kéké Loïc, une étudiante qui se dit remontée contre ce fléau.
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Cette consommation, devenue monnaie courante chez plusieurs élèves, est la conséquence de plusieurs facteurs. «C’est la pauvreté qui pousse ces élèves à la drogue, la mauvaise compagnie peut corrompre les bonnes mœurs et c’est déplorable», argue Dérou Thierry-Henri, Gestionnaire de stock.
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Face à la montée de ce fléau, beaucoup s’interrogent sur la responsabilité des parents et du système éducatif qu’ils jugent «démissionnaire». «A cause des problèmes de famille, les jeunes se sentent mieux au dehors qu’à la maison ou en famille. Et donc très facile pour eux de tomber dans le fléau», ajoute l’étudiant.
Propos confirmés par les psychologues. Pour eux, le facteur déterminant est souvent lié à famille, «il faut dire qu’il y a l’abandon de l’éducation par les parents. On laisse les enfants aller à l’école sans aucun contrôle. Quand ils consomment de la drogue, les parents ne s’en rendent compte qu’avec beaucoup de retard. C’est ainsi que les enfants deviennent addicts», explique M. Messou, psychologue.
Et d’ajouter que la recherche d’évasion, face au stress scolaire ou aux difficultés personnelles, la facilité d’accès à certaines drogues vendues à bas prix près des écoles, l’oisiveté sont des éléments qui conduisent les élèves à la consommation facile de la drogue.
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Kouassi Stéphane est opérateur économique, estime que «tout dépend de l’élève lui-même, personne ne le force à consommer la drogue, c’est question de volonté».



