En Côte d’Ivoire, les fidèles ont pris d’assaut les paroisses ce vendredi, jour saint pour les chrétiens catholiques à l’occasion du chemin de croix. À Boundiali, au cœur de la région de la Bagoué, dans le nord de la Côte d’Ivoire et à Binao dans le département de Tiassalé, au sud du pays, les fidèles des paroisses Saint-Paul et Saint-Anne, se sont rassemblés pour prendre part à cette marche marquée par des moments de méditations et de recueillement. Ensemble, ils ont parcouru les quatorze stations qui retracent les moments marquants de la passion de Jésus-Christ, de sa condamnation jusqu’au tombeau.
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«Ce Vendredi Saint commémore la mort de notre Seigneur Jésus. C’est un moment que vivons avec émotion, se rappelant comment Jésus a souffert pour racheter nos péchés. Et vous avez pu constater combien de larmes ont coulé lorsqu’on se remémore ce que nous les hommes avons fait subir à Jésus», relate Beugré Rémis, paroissien de la Paroisse de Boundiali. Pour lui, ce moment revêt un caractère hautement spirituel pour les chrétiens.
Ce dernier vendredi du carême, qui commémore la mort du Christ, rappelle le sacrifice de Jésus livré pour le salut de l’humanité avant sa résurrection célébrée trois jours plus tard lors de la fête de Pâques. Après une procession, les fidèles ont rejoint les différentes églises paroissiales pour la suite des offices.
Sur place, le Père Charles Diarra, curé de la paroisse Saint-Paul de Boundiali, a exhorté les fidèles à s’accrocher avec courage et d’abnégation dans leur marche avec le Christ. «La scène que nous venons de vivre nous a permis de voir ce que le Christ a enduré comme souffrance pour sauver l’humain. Le mimer nous permet de comprendre la signification spirituelle de cet acte. Et cela aide à consolider notre foi à savoir que nous devons nous engager dans la vie avec ce qu’elle comporte notamment la souffrance. Nous prions pour la paix en Côte d’Ivoire», a proféré le Curé.
Même sentiment chez Mayanka Carelle, incarnant le rôle de Marie, mère de Jésus, «j’ai pleuré pour de vrai. Voir son fils en train d’être maltraité, flagellé sous ses yeux de mère, ce n’est pas chose aisée. C’est pourquoi je formule des prières de consolation pour toutes les mamans qui ont perdu leur fils comme le Christ», a-t-elle confié.
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Ce Vendredi Saint, qui marque la crucifixion et la mort de Jésus sur la croix à Golgotha, s’inscrit dans la continuité de la Semaine Sainte. Au-delà du rite, c’est une invitation au pardon et à l’amour du prochain et donc un moment très important pour nous car «nous venons déposer aux pieds du Christ crucifié nos problèmes espérant à sa résurrection, l’accomplissement de nos vœux, comme Il l’a dit avant son dernier souffle «tout est accompli», a formulé Konan Junior.
Le Triduum Pascal se poursuivra ce samedi avec la grande Vigile Pascale, en prélude à la célébration de la Résurrection de Jésus, cœur battant de la foi chrétienne. Il vient mettre fin au moment de carême chrétien catholique.
L’une des commémorations des plus importantes du temps de pénitence pour les chrétiens et également appelé Vendredi de la Passion, est célébré deux jours avant la fête de la Pâques marquant le jour de la résurrection de Jésus-Christ.
