Nous sommes à Dubreka, la partie Kamila, une zone industrielle fortement fréquentée. Et tout passe par cette route dégradée. Chaque passage soulève de la poussière. Une situation devenue insoutenable pour les habitants, confie Mohamad Baldé, habitant de la zone: «C’est dans ça que nous vivons, ils n’arrosent pas la route, rien. C’est juste en bas là-bas qu’ils déversent un peu d’eau. Nous demandons aux autorités de nous aider à goudronner cette route. Cela va permettre d’éliminer la poussière. Mais d’ici là, nous allons souffrir, car même s’ils arrosent le sol, ça ne dure que quelques minutes, et la poussière reprend.»
À cela s’ajoute le fait que la zone qui abrite plusieurs unités industrielles est en permanence écrasée par la fumée. Chaque soir, le spectacle est le même. Une épaisse fumée s’élève des installations industrielles, regrette Mohamad Baldé: «Voyez-vous la forte fumée qui se dégage là ? Toute la zone sent la fumée, la zone est complètement noire. Ce n’est pas du lait qu’ils donnent aux gens, il n’y a rien ! Juste des maladies. Les gens en souffrent beaucoup, sincèrement.»
Aujourd’hui, les citoyens, fatigués, appellent les autorités à dénouer cette situation, lance Mamadou Saliou Bah, chauffeur taxi-moto: «Ce que nous demandons aux autorités, c’est de nous refaire la route. La gratter ou mettre du goudron, parce que c’est une route fortement pratiquée. De Kamila Carrefour jusqu’aux usines ici, ça roule. C’est cette même route qui découle sur la T13, puis sur Sodefa, jusqu’à Kenindé. C’est une route importante.»
Dans cette zone industrielle vitale pour l’économie locale, la pollution et l’état des routes continuent de peser lourdement sur la santé et le quotidien des populations. Les habitants espèrent que leurs cris d’alerte ne resteront pas lettre morte et qu’une intervention des autorités viendra soulager leurs souffrances.




