Au cours du premier trimestre, le Nigeria a enregistré 3465 cas suspects dont 645 ont été confirmés suite aux tests de laboratoire, ce qui correspond à un taux de fatalité de 18,3%, a précisé le directeur des communications du Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC), lors d’une conférence de presse.
D’après la même source, 20 travailleurs de la santé ont été infectés par le virus au cours de la même période dont 8 cas signalés dans l’Etat d’Ondo.
Pour faire face à cette situation, le NCDC a appelé à une collaboration étroite entre le gouvernement et le secteur privé pour endiguer l’épidémie et renforcer les infrastructures sanitaires. «La prévention de la fièvre de Lassa requiert un effort collectif. Si le NCDC et les États mènent la riposte, chaque Nigérian a un rôle à jouer pour réduire la propagation du virus», a fait valoir le directeur du Centre.
La fièvre de Lassa est une maladie qui se transmet à l’homme par l’intermédiaire d’aliments ou d’articles ménagers contaminés par les rongeurs. Parmi les groupes d’âge les plus touchés au Nigeria est celui des 21-30 ans.