Ces pluies de plusieurs heures ont provoqué des crues soudaines qui ont submergé les rues et endommagé les infrastructures de la capitale, Luanda, et de Benguela, ville côtière plus au sud du pays.
Douze décès ont été recensés à Benguela et trois à Luanda, ont annoncé les pompiers, en citant un rapport préliminaire. Quelque 4.000 habitations ont été inondées, dont la plupart des résidents ont dû être déplacés, ont-ils précisé.
«J’ai presque tout perdu et je ne sais pas où aller», a déclaré Natalia, une habitante du quartier pauvre de Kilamba à Luanda, expliquant que sa maison s’est transformée en «piscine» sous l’effet des inondations.
Sa famille a dû mettre ses enfants et petits-enfants à l’abri chez des proches, a-t-elle confié à l’AFP. « Nous restons sans voix. Que Dieu nous vienne en aide ».
Les fortes averses ne sont pas rares en Afrique australe pendant la saison des pluies, mais les scientifiques affirment que le changement climatique d’origine humaine accroît la probabilité, la durée et l’intensité de tels phénomènes météorologiques extrêmes.
En Namibie voisine, dans le nord-est du pays, le niveau du fleuve Zambèze a fortement monté, contraignant des milliers de personnes vivant sur ses rives à fuir leurs foyers.
Selon les autorités, le niveau de l’eau a atteint environ 6,8 mètres, soit bien au-dessus des quatre mètres habituels.
Les autorités ont temporairement relogé les habitants touchés dans neuf camps, dont l’un accueille plus de 2.700 personnes, ont indiqué des responsables samedi à l’AFP.
