Selon l’économiste Modibo Mao Makalou, «les six pays de coopération du Golfe qui sont des grands producteurs de pétrole et de gaz sont également touchés par cette guerre», expliquant «qu’il y a plus de 20% de la production de pétrole quotidienne qui passe par le détroit d’Ormuz, et à cause de la guerre, le passage maritime a été obstrué».
L’économiste estime «qu’il y a une crise au niveau du marché mondial et l’Agence internationale de l’énergie a annoncé qu’il y a onze millions de barils par jour qui manquent sur le marché international, c’est ce qui fait que l’offre est inférieure à la demande, évidemment, l’offre étant inférieure à la demande, les quantités sont à la baisse et les prix sont à la hausse».
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Cette situation a provoqué des perturbations sur les chaines d’approvisionnement mondial du pétrole brut et des carburants, entrainant une flambée des prix. «Au Mali, le prix de l’hydrocarbure, ainsi que le prix de l’essence a augmenté de 100 FCFA, soit une augmentation de 13% et pour le gazoil, l’augmentation est substantielle avec environ 30%».
L’économiste précise que «l’État continue à subventionner à hauteur d’environ trois milliards de francs CFA par mois pour qu’on puisse maintenir les prix à ce niveau». Il conclut en disant que «si le prix des hydrocarbures augmente, alors tous les autres prix augmenteront. Pour lui, l’État doit intervenir auprès des ménages les plus vulnérables et des entreprises qui sont aussi soumises à cette hausse de la facture énergétique».
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Au-delà des carburants, ce sont les prix de tous les produits qui commencent à flamber. Selon Awa Dabo, une ménagère venue acheter des condiments au marché de Kalaban Coura, «le prix de l’oignon a augmenté de même que la tomate, le piment,...».
