Londres analysera la boîte noire après le crash d’un avion libyen, selon Tripoli

L'épave de l'avion libyen a fait 11 morts.

Le 01/01/2026 à 18h30

Le Royaume-Uni a accepté d’analyser la boîte noire de l’avion qui s’est écrasé en Turquie le 23 décembre avec à son bord une délégation militaire libyenne, faisant huit morts dont le chef d’état-major libyen, a annoncé jeudi le gouvernement de Tripoli.

«Nous avons coordonné directement avec la Grande-Bretagne pour l’analyse» de la boîte noire de l’appareil qui transportait le général Mohamed al-Haddad, a indiqué Mohamed al-Chahoubi, ministre des Transports du gouvernement d’unité nationale, lors d’une conférence de presse à Tripoli.

Le général al-Haddad, très populaire dans son pays où il faisait l’unanimité en dépit de profondes divisions entre l’ouest et l’est, et quatre de ses assistants ainsi que trois membres d’équipage ont perdu la vie dans ce vol après une visite à Ankara.

Les autorités turques ont indiqué qu’une panne électrique était à l’origine du crash intervenu peu après le décollage.

Une demande d’analyse a été «faite à l’Allemagne qui a exigé l’assistance de la France» pour examiner les enregistreurs de l’avion, a précisé M. al-Chahoubi à l’AFP.

«Cependant, la Convention de Chicago stipule que le pays analysant la boîte noire doit être neutre. La France étant un pays constructeur de l’appareil dont l’équipage était français, elle n’est pas habilitée à participer. En revanche, le Royaume-Uni a été accepté par la Libye et la Turquie», a-t-il précisé à l’AFP.

Deux Français faisaient partie des membres d’équipage de l’avion, un Falcon 50.

Après un entretien mardi avec l’ambassadeur britannique à Tripoli, le ministre libyen des Affaires étrangères, Taher al-Baour, avait évoqué une «demande conjointe, soumise par l’Etat libyen et la République de Turquie au Royaume-Uni, pour obtenir un soutien technique et juridique en vue de l’analyse de la boîte noire».

«Le Royaume-Uni a annoncé son accord, en coordination entre le ministère libyen des Transports et les autorités turques», a ajouté le ministre lors du point presse.

«Il n’est pas possible à ce stade de prévoir le temps nécessaire à la lecture des données de la boîte noire» car cela dépendra de son état, a-t-il souligné.

L’enquête «se poursuit dans le cadre d’une coopération libyo-turque et avec une participation technique internationale», a précisé le ministre, en ajoutant que les conclusions seraient publiées «dès qu’elles seront connues».

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 01/01/2026 à 18h30