Mauritanie. Déjà chers, les aliments prennent les couleurs de Ramadan: ils sont hors de prix

Des produits alimentaire dans une épicerie de Nouakchott.

Le 12/02/2026 à 11h14

VidéoRiz, huile, poulet, viande... une virée au marché de Nouakchott permet de se rendre compte que pour garnir la table de Ramadan, il va falloir disposer d’un portefeuille bien garni.

A quelques jours du début du mois bénit du calendrier musulman, le Ramadan, les marchés enregistrent une poussée à la hausse des prix des denrées de base. Ce phénomène complexe, peut s’expliquer par plusieurs facteurs échappant à la compréhension des consommateurs: dépendance aux importations, inflation mondiale, spéculation sur certaines denrées sensibles...

Une viré au marché «La Mosquée Marocaine» de Nouakchott permet de saisir l’ampleur de cette poussée inflationniste. Cheikh Yahya, vendeur dans une grande surface explique que «le marché est bien approvisionné. Toutes les denrées sont disponibles en quantités suffisantes. Certains prix qui ont grimpé ces derniers jours. Mais, il existe une catégorie dont le prix est fixé par un arrêté des autorités, qui restent stables, à l’image du sucre, du lait en boît».

Mali Ndiaye, consommatrice, fait remarquer que l’envolée des tarifs n’est nouvelle, «les prix des denrées sont habituellement élevés. On souffre beaucoup. Cette tendance est aggravée par l’approche du mois de Ramadan. La hausse des prix touche toutes les denrées: riz, huile, poulet, viande... C’est vraiment difficile».

Bineta Sarr «je suis attentivement l’évolution du marché. Les prix des denrées de base sont structurellement chers, mais l’approche du Ramadan vient accentuer cette tendance. La hausse des prix est un phénomène récurrent à cette période de l’année».

Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)
Le 12/02/2026 à 11h14