«Au vu des premières investigations, on soupçonne des kamikazes», a indiqué le porte-parole de la police, Nahum Kenneth Daso, dans un communiqué, et «malheureusement, 23 personnes ont perdu la vie au total et 108 autres ont été blessées à des degrés divers».
Les explosions ont eu lieu lundi soir, moins de 24 heures après l’attaque d’un poste militaire dimanche à minuit dans une banlieue de Maiduguri située à quelques kilomètres de l’aéroport de la ville.
Un journaliste de l’AFP présent dans un hôpital de Maiduguri lundi soir a vu des dizaines de blessés cherchant à se faire soigner après les explosions de lundi, ainsi que de multiples corps recouverts de draps sur le trottoir à l’extérieur.
«La situation est revenue à la normale dans les zones touchées» et les forces de sécurité ont renforcé leur «présence et leur surveillance à Maiduguri et dans ses environs», a assuré la police dans un communiqué tôt mardi matin.
En décembre, un attentat à la bombe non revendiqué avait fait au moins sept morts dans une mosquée de Maiduguri.
Ces attentats interviennent après une période de relative tranquillité dans la ville depuis que l’insurrection avait été repoussée vers les zones rurales reculées.
Théâtre de fusillades et d’attentats à la bombe, avec un pic d’attaques au milieu des années 2010, Maiduguri était plutôt calme depuis quelques années.
La violence a toutefois persisté dans les campagnes environnantes et ces derniers mois, les groupes jihadistes ont intensifié leur pression.
La semaine dernière, l’armée a confirmé des «attaques coordonnées» contre plusieurs bases militaires dans le Nord-Est, qui ont tué au moins 14 personnes dont 10 soldats.
Les États-Unis ont annoncé récemment l’envoi de 200 soldats au Nigeria pour aider l’armée nigériane à combattre les jihadistes.
Depuis 2009, les attaques jihadistes dans le nord-est du Nigeria, perpétrées principalement par Boko Haram et le groupe jihadiste rival État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), ont fait plus de 40.000 morts et environ deux millions de déplacés, selon l’ONU.
