Il s’agit du deuxième assassinat d’un officier de haut rang de l’armée nigériane en cinq mois.
«Des assaillants ont pris d’assaut la base militaire de Benisheikh détruisant plusieurs véhicules militaires», a déclaré par téléphone à l’AFP Zannah Lawan Ajimi, chef de l’administration locale de Kaga. «Malheureusement, le commandant de brigade, le général de brigade O.O. Braimah, a perdu la vie», a-t-il ajouté.
Lors d’une attaque nocturne, des jihadistes non identifiés ont tué au moins 18 soldats et incendié des véhicules dans une base à Benisheikh, à environ 75 kilomètres de Maiduguri, capitale de l’État de Borno, a indiqué une source du renseignement à l’AFP.
Deux sources du renseignement ont confirmé à l’AFP le décès du général de brigade Braimah.
«Ils ont pris le dessus sur la brigade», a indiqué l’une des sources du renseignement, évoquant un bilan d’«au moins» 18 morts.
La seconde source a aussi précisé que «les terroristes ont tué plusieurs soldats» et «incendié des véhicules et des bâtiments avant de se replier», sans fournir de bilan précis.
La mort du général de brigade O.O. Braimah intervient après celle du général de brigade Musa Uba, tué par l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) en novembre, qui était l’officier militaire le plus gradé à avoir péri depuis 2021.
Contactés par l’AFP, l’armée et le quartier général de la Défense du Nigeria n’ont pas immédiatement répondu.
Le pays le plus peuplé d’Afrique est confronté depuis 17 ans à une insurrection djihadiste, déclenchée par de nombreuses violences commises par Boko Haram en 2009, qui a vu émerger des groupes dissidents puissants, dont l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
