La fête de l’Aïd El Fitr de cette année se passe dans un contexte de crise. Au terrain Chaba de Lafiabougou, lieu connu pour la vente promotionnelle de bovins particulièrement en période de fête comme le Ramadan, il était difficile de se frayer un chemin tant il y avait des bœufs mis à la vente pour la fête, tel n’est pas le cas cette année.
Globalement, l’ambiance est morose. Aux difficultés du quotidien s’ajoutent certaines pénuries comme celle touchant les carburants.
Selon Basoiya Yatassaye, un vendeur de bétail, «le marché de bœufs pour la fête de cette année est confronté à diverses difficultés, notamment l’augmentation du prix de l’alimentation pour le bétail, les frais de transport occasionnés par la crise des hydrocarbures. Tous ces facteurs contribuent à une hausse du prix des bêtes».
Lire aussi : Mauritanie: à la veille de l’Aïd el-Fitr: le business des couturiers en repli
Malgré ces temps difficiles, les tontines de viande permettent d’amortir la hausse des prix. Pour acquérir un bœuf, plusieurs personnes cotisent puis se partagent la viande. C’est un moyen comme un autre d’arrondir les angles de cette crise pour le moins aigüe.
Le chevillard dit avoir quand même pu en vendre «j’avais ramené 500 bœufs cette année, et il n’en reste qu’une trentaine». Enfin monsieur Yatassaye dira que «malgré la crise, l’afflux des clients est satisfaisant. Les prix varient entre 200.000 et 500.000 FCFA».
Lire aussi : Préparatifs de l’Aïd el-Fitr à Niamey: que du bonheur pour les tailleurs et coiffeurs
Yacouba Telly, un client à la recherche d’une bête depuis deux jours. Finalement, c’est au terrain Chaba qu’il a trouvé son bonheur, «cette année est plus dure que la précédente, malgré cela j’ai enfin pu trouver un bœuf à 625.000 FCFA».
Cet Aïd El Fitr arrive après un mois de jeûne et en pleine pénurie de gazole qui dure depuis plusieurs jours, un carburant désormais réservé en priorité à la société d’énergie de ce pays confronté à de longues coupures d’électricité,


