Ramadan à Dakar: les chants religieux emplissent l’espace et apaisent les cœurs

Le 12/03/2026 à 11h07

VidéoDans les quartiers de la capitale sénégalaise, des tentes sont dressées pour accueillir fidèles, conférenciers et chanteurs religieux venus célébrer le Prophète et rappeler les grands moments de sa vie.

Les rencontres spirituelles dakaroises attirent une foule nombreuse, portée par une même ferveur. Des fidèles venus de différents horizons se rassemblent pour écouter, méditer et chanter.

Parmi eux, Abdou Diop ne cache pas son attachement à ces moments de partage et de dévotion. «Le mois de Ramadan est béni et d’une grande importance. C’est un mois qui offre de nombreux bienfaits. Durant cette période, les fidèles disposent de plus de temps et chaque acte d’adoration envers Allah est béni et récompensé au maximum. C’est pour cette raison que nous en profitons pour organiser et participer à ces conférences et rencontres où nous chantons les louanges du Prophète. Comme on le dit souvent, durant ce mois Satan est immobilisé et les gens sont davantage motivés par l’adoration d’Allah. Cela explique cet engouement autour des activités religieuses. Les chanteurs religieux et les conférenciers viennent souvent sans rien demander en retour. Ils le font par foi et par engagement, et cela mérite d’être salué.»

Très sollicités durant cette période, les chanteurs religieux sillonnent les quartiers où se multiplient les rencontres spirituelles.

Parmi eux, Basse Sam Seck, qui voit dans cette ferveur la preuve de l’amour profond des Sénégalais pour le Prophète. «Le mois de Ramadan enregistre un véritable boom des programmes religieux. Le Sénégalais aime s’investir pleinement durant cette période. En dehors du jeûne et de la prière, des conférences sont organisées et les chants religieux résonnent dans tous les coins des quartiers. Nous, chanteurs, célébrons le Prophète ainsi que les guides religieux qui ont marqué l’histoire de l’islam dans ce pays. Nous n’avons aucun mérite particulier : le mérite revient aux Sénégalais qui s’intéressent à ces actes d’adoration et à ces chants dédiés à la gloire du Prophète.»

Au fil des jours de Ramadan, Dakar se transforme ainsi en un vaste espace de dévotion où conférences, récits et chants religieux rythment la vie des quartiers. Une ferveur populaire qui rappelle, une fois encore, combien la spiritualité demeure au cœur de la société sénégalaise.

Par Moustapha Cissé (Dakar, correspondance)
Le 12/03/2026 à 11h07