Le Togo démontre une capacité singulière à structurer des dispositifs sociaux innovants, comme en témoigne la visite officielle d’une délégation du Congrès américain le 30 janvier 2026 à Lomé. Pilotés par son ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), deux pôles ont été mis en lumière: le «One Stop Center», dédié à la prise en charge des survivantes de VBG, et le poste stratégique avancé de santé de Lankouvi, conçu pour pallier l’éloignement des centres de santé en zone périurbaine.
Le modèle du «One Stop Center» incarne l’excellence opérationnelle togolaise: intégration des services psychosociaux, médicaux et juridiques sous un même toit, combinée à des campagnes de sensibilisation ciblées (Journée mondiale de la population, 8 mars, 11 juillet). Une approche systémique, saluée par Peter Yeo, Vice-président de la Fondation des Nations Unies, comme garantissant «un traitement adéquat aux survivantes», positionne le Togo en pays à suivre de près dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).
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En parallèle, le poste de Lankouvi illustre l’adaptation pragmatique aux défis sanitaires: un conteneur de vaccination et de consultations prénatales (CPN) déployé pour les populations isolées. Une solution low-cost mais à haut-impact, visitée par les congressistes Madelaine Dean et Lauren Underwood, qui répond à un enjeu critique d’accès aux soins primaires en Afrique subsaharienne.
L’engagement américain, matérialisé par la promesse de soutien financier des élues, consacre la pertinence du partenariat triangulaire Gouvernement togolais-UNFPA-États-Unis. Ahoulouma Ednam, responsable du centre, souligne que cet intérêt international valide une stratégie locale: «une prise en charge intégrée avec tous les services». Le Togo, par ces initiatives structurantes, ne se contente pas de recevoir l’aide: il en définit les cadres d’efficacité.
Au «One Stop Center», la visite a consisté en la découverte des différents services du centre. La délégation a notamment visité le service d’accueil, chargé d’écouter les victimes et de les orienter, la salle de prise en charge psychologique, ainsi que la clinique, où des soins médicaux sont administrés si nécessaire. Les membres de la délégation se sont également rendus au conteneur de vaccination du poste stratégique avancé de santé de Lankouvi.
A l’issue de la visite, le vice-président de la Fondation des Nations Unies, Peter Yeo, s’est exprimé en ces termes à l’endroit de ses hôtes: «J’ai une impression très positive du travail que vous accomplissez, notamment celui de l’UNFPA au Togo en partenariat avec le gouvernement togolais pour la prise en charge des VBG. Ce travail permet d’assurer un traitement adéquat aux survivantes et de leur offrir la possibilité de continuer à vivre normalement. Je souhaite vivement que ce partenariat avec l’UNFPA se poursuive, avec également le soutien des États-Unis et des Nations Unies».
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De leur côté, les membres du Congrès, Mme Madelaine Dean et Mme Lauren Underwood, se sont dites émues par le travail réalisé dans ces centres en faveur des femmes et des enfants. Elles ont promis de faire de leur mieux pour soutenir financièrement les deux organisations.
La responsable du centre, Ahoulouma Ednam, s’est réjouie de l’intérêt porté par les membres du Congrès au centre. Elle a présenté les activités du centre en ces termes : «Nous menons deux principales activités: la prévention des VBG et la prise en charge des survivantes. Il s’agit d’une prise en charge intégrée. C’est-à-dire qu’il y a tous les services. Il y a la prise en charge psychosociale qui se fait, celle médicale, et juridique également qui se fait. En matière de prévention, nous nous appuyons essentiellement sur les actions de sensibilisation. Nous organisons des sensibilisations de masse lors de différentes journées internationales, notamment le 8 mars, le 11 juillet, la Journée mondiale de la population, ainsi que d’autres occasions».




