Le Maroc s’est illustré lors des Championnats d’Afrique de tennis des moins de 14 ans, organisés au Caire, avec les sacres de Soulaimane Jamji en simple garçons et du duo Chada El Falaki-Dina Jaoid en double filles. Soulaimane Jamji a remporté le titre après sa victoire en finale face à l’Égyptien David Fady Nabil en deux sets (7-5, 6-3). Il s’était qualifié pour la finale en dominant nettement l’Algérien Adam Ali Moussa en deux sets secs (6-0, 6-0). Dans une déclaration à la MAP, Jamji a exprimé sa joie de décrocher ce titre continental et sa fierté de représenter dignement le tennis national.
Lire aussi : Développement du sport au Gabon. Que peuvent des fédérations SDF? Le karaté montre la voie
Chez les filles, le duo marocain Chada El Falaki et Dina Jaoid s’est adjugé le titre du double après avoir battu en finale leurs compatriotes Joumana El Ouazzani et Nouha Touimy en deux sets à un (7-6, 6-1, 10-3), au terme d’une finale 100% marocaine. Lors des demi-finales disputées vendredi, El Ouazzani et Touimy avaient pris le meilleur sur les Tunisiennes Lina Chadli et Lina Lassoued (6-2, 4-6, 10-7), tandis qu’El Falaki et Jaoid s’étaient imposées face à la paire zimbabwéenne Joanna Mayi Clair et Kimberly Makoniki Rofarashe en deux sets (7-6, 4-2).
Disons que le verdict des courts en terre battue cairotes est sans appel et porte en lui une charge symbolique qui dépasse largement le cadre des échanges de balles jaunes. En s’adjugeant simultanément le titre suprême chez les garçons et en confisquant intégralement l’affiche du double féminin, le Maroc n’a pas simplement gagné des médailles le 11 avril 2026 ; il a administré une leçon de densité collective et de suprématie générationnelle à l’ensemble du continent, et en premier lieu à l’Égypte, hôte historique de la discipline. La performance de Soulaimane Jamji en simple garçons incarne cette bascule des rapports de force. S’imposer en finale face à l’Égyptien David Fady Nabil (7-5, 6-3) dans l’antre du Caire relève déjà de la prouesse mentale ; mais c’est bien la demi-finale, expédiée sur le score sans appel de 6-0, 6-0 face à l’Algérien Adam Ali Moussa, qui révèle un gouffre compétitif préoccupant pour les voisins immédiats du Maghreb. Ce score, rare à ce stade d’un championnat continental, est le marqueur d’un talent précoce qui ne se contente plus de rivaliser mais écrase la concurrence régionale pour mieux viser l’échelon mondial. La fierté exprimée par le jeune champion à la MAP n’est pas une formule de circonstance ; elle est le reflet d’une machine fédérale qui, dans l’ombre, semble avoir parfaitement calibré son outil de détection et de formation des jeunes pousses.
Lire aussi : L’Espagnol Rafael Jódar remporte la 40e édition du Grand Prix Hassan II de tennis
Mais la démonstration de force la plus frappante se niche dans le tableau féminin. Que la finale du double se soit jouée entre quatre Marocaines, Chada El Falaki et Dina Jaoid dominant Joumana El Ouazzani et Nouha Touimy (7-6, 6-1, 10-3), est un fait sportif remarquable en compétition internationale. Cette affiche entièrement frappée du sceau de l’étoile verte, obtenue après avoir écarté au forceps des paires tunisiennes et zimbabwéennes pourtant réputées coriaces, transforme la compétition en championnat national délocalisé. Cela témoigne non pas de l’existence d’une ou deux individualités brillantes, mais bien d’un réservoir, d’une génération spontanée de compétitrices capables de verrouiller toutes les places d’honneur. Une moisson cairote qui inscrit le Maroc dans une dynamique de leadership clair sur l’échiquier sportif africain, là où d’autres délégations pourtant historiques (Afrique du Sud, Tunisie) n’ont pu que constater l’ampleur du travail accompli par le Royaume sur cette catégorie d’âge charnière.
Organisés par la Confédération africaine de tennis en collaboration avec les fédérations égyptienne et internationale, ces championnats ont connu la participation de joueurs issus de plusieurs pays africains, dont le Maroc, l’Égypte, l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Kenya, la Tunisie, le Zimbabwe, la Zambie, le Bénin, le Botswana et la Côte d’Ivoire.
