Sur un petit terrain à six contre six (cinq plus le gardien), à Tevragh-Zeina les duels ne se déroulent pas sans la culture de la gagne, fortement ancrée dans chaque camp.
Maha Saloum, joueur tente une explication de la popularité du mini foot à Nouakchott «durant le mois de ramadan, tout le monde veut jouer. On se retrouve ici, entre amis, anciens joueurs et entraineurs. Nous avons des académies. Les rencontres se déroulent après la rupture du jeûne, de 23 heures à minuit. On se répartit suivant un format de deux équipes, parfois trois équipes qui sont composées de 5 joueurs plus un gardien».
Il faut souligner qu’à Nouakchott, les jeunes ont coutume de veiller jusque très tard pendant les soirées de ramadan, après des journées de jeûne.
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Brahim Cissé, joueur, «nous sommes contents d’être là. On aime venir ici, tous les soirs pour jouer au football. Pour nous les sportifs, pas de différence, on joue en période normale et pendant le ramadan. Seulement, pendant le ramadan, il y a plus de monde: joueurs et spectateurs et ça se passe bien» dit-il en insistant particulièrement sur la bonne ambiance.
Macoumba Diongue de nationalité sénégalaise est ouvrier fervent du foot à 6. «Je viens ici, toujours faire du sport pour maintenir ma santé. Les gens viennent pratiquer le sport pour diminuer leur taux de glycémie».




