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Algérie: Louisa Hanoune tacle durement Sellal

Mise à jour le 30/12/2016 à 19h52 Publié le 30/12/2016 à 19h38 Par Karim Zeidane

#Economie
Louisa hanoune

Louisa Hanoune, Secrétaire général du Parti des travailleurs.

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#Algérie : En voulant vendre aux Algériens du vent, le Premier ministre Abdelmalek Sellal fait face à des réactions musclées. Son discours n’a pas convaincu les Algériens. Louisa Hanoune lui répond en soulignant qu’«on ne peut pas nourrir des ventres creux avec des déclarations».

Kiosque le360 Afrique: Il fallait s’attendre à des réactions musclées après la sortie du Premier ministre Sellal sur la situation économique et sociale algérienne. Parmi celles-ci il y a notamment celle de Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT). «Le premier ministre est venu pour rassurer. On aurait souhaité l’être. On aurait souhaité qu’il vienne avec des décisions et des dispositions concrètes», a t-elle expliqué à tsa-algerie.com, avant d’ajouter : «Nous ne sommes pas rassurés et nous ne sommes pas les seuls !».

Pour elle, les autorités sont conscientes de la situation critique que traverse l’Algérie. «Je pense que les institutions savent que la situation est critique mais les déclarations ne nourrissent pas les ventres creux! Je comprends que le Premier ministre soit inquiet parce qu’il sait que la situation est très précaire mais il ne peut rassurer avec des déclarations», a-t-elle expliqué à tsa-algerie.com.


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Peu convaincue des perspectives avancées par le Premier ministre, Louisa Hanoune se dit convaincue que face à la conjoncture difficile, le gouvernement va renoncer à ses «missions sociales» en supprimant progressivement les subventions aux produits essentiels et autres transferts sociaux. Elle a ainsi dénoncé la «politique d’austérité meurtrière» du gouvernement qui s’est désengagé au profit du privé qui ne dispose guère de ressources.

Dans ces conditions, elle s’étonne qu’on vende aux Algériens le développement des entreprises du pays en Afrique, faisant allusion aux Forum africain de l’investissement d’Alger organisé dernièrement par le gouvernement et le patronat algérien et qui a tourné au vinaigre. «Investir en Afrique? Qu’ils aient peur de Dieu ! Et qu’ils arrêtent de se moquer des Algériens !». Pour elle, cette nouvelle orientation n’est qu’«une nouvelle manière de faire sortir des devises à l’étranger».
Le 30/12/2016 Par Karim Zeidane