Fermer

Vidéos. Algérie: des milliers de manifestants et des arrestations musclées au cœur de la capitale, Alger

Mise à jour le 22/02/2021 à 17h31 Publié le 22/02/2021 à 12h56 Par Karim Zeidane

#Politique
Manifestations à Alger
© Copyright : DR

#Algérie : Malgré le quadrillage d’Alger par un impressionnant dispositif de sécurité, des milliers de manifestants ont réussi à se diriger vers le centre-ville, reprenant les slogans du Hirak et demandant le départ du pouvoir. Des arrestations, dans une brutalité inouïe des forces de l’ordre, sont signalées.

Malgré une tentative d’apaiser le mouvement du Hirak avec la libération des détenus, un remaniement partiel et un impressionnant dispositif sécuritaire déployé autour de la capitale et dans ses rues, des manifestants ont tout de même marché vers le cœur de la capitale, afin de célébrer, en ce lundi 22 février 2021, le deuxième anniversaire du mouvement populaire et ses revendications démocratiques.


Le dispositif sécuritaire, impressionnant, et la brutalité des policiers n'empêche pas les manifestants à être de plus en plus nombreux à se rendre dans le centre d'Alger. 

Dans les quartiers populaires, les forces de sécurité se sont retrouvées débordées par les manifestants.

>>> LIRE AUSSI: Vidéos. 2 ans du Hirak en Algérie: le régime fait quadriller la capitale par un imposant dispositif policier

Actuellement, plusieurs milliers d'Algériens sont réunis dans le quartier de Bab El Oued, clamant leur volonté d'un changement politique.


Les manifestants scandent des slogans du Hirak, devenus des cris de ralliement, et réclament un changement de régime en Algérie ainsi que le départ de l’actuel pouvoir représenté par le président, Abdelmadjid Tebboune, mais aussi l’«édification d’un Etat civil» («Daoula madania machi askaria», «Une nouvelle Algérie»), et expriment tout leur rejet de la «dictature militaire», qui asphyxie actuellement l’Algérie. 

C'est à Bab El Oued que s'est réuni ce lundi le cortège le plus important dans la capitale, depuis la suspension des marches du Hirak, le 13 mars 2020, à cause de la pandémie de Covid-19.


Afin d’éviter toute manifestation de masse qui pourrait signer définitivement la reprise du Hirak, les autorités ont déployé un dispositif sécuritaire impressionnant dans les rues de la capitale d’Alger, particulièrement sur les point de rencontres et l’itinéraire qui était emprunté par les manifestants lors des grandes marches du Hirak, dont la rue Didouche Mourad, la place Maurice-Audin, la place des Martyrs, et d’autres places emblématiques de la capitale.

>>> LIRE AUSSI: Algérie: voici la liste du nouveau gouvernement, simple effet d’annonce

On signale aussi de nombreuses arrestations parmi les rangs des manifestants, dont certaines sont très musclées. Les témoins de ces scènes de violence ont été effrayés par la brutalité des policiers, mobilisés en force pour empêcher les manifestations. 

L'ensemble des grandes villes algériennes (Annaba, Constantine, Oran, Béjaïa, Bouira, Tizi-Ouzou, Tlemcen, Sétif, etc.) sont actuellement en ébullition, et d’immenses marches populaires sont organisées un peu partout dans le pays. Le message des manifestants est clair: le Hirak est de retour, pour un triomphe total des revendications démocratiques des Algériens. 


Enfin, à travers ces manifestations dans toutes les régions du pays, les Algériens montrent leur rejet de l'appel à l'apaisement qui a été lancé par le président Abdelmadjid Tebboune, à la veille de ce deuxième anniversaire du Hirak, en libérant des détenus d'opinion, et en procédant à un léger remaniement du gouvernement. 



Le 22/02/2021 Par Karim Zeidane