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Egypte: les réserves de change dépassent leur niveau d’avant la révolution

Mise à jour le 07/09/2017 à 19h12 Publié le 07/09/2017 à 19h09 Par Moussa Diop

#Economie
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#Autres pays : Les réserves en devises du pays ont légèrement dépassé la barre des 36 milliards de dollars. Plusieurs facteurs ont contribué à la reconstruction de ce matelas en devises qui était tombé à moins de 4 mois d’importations de biens l’année dernière.

La santé de l’économie égyptienne s’améliore nettement. En atteste l’évolution positive des réserves de change du pays. A fin août, celles-ci ont atteint 36,14 milliards de dollars, selon la Banque centrale égyptienne (CBE). A ce niveau, les réserves nettes en devises du pays dépassent légèrement leur niveau d’avant la révolution de 2011.

A l’époque (septembre 2016), au bord de l’asphyxie, l’Egypte, avec des réserves de 19,6 milliards de dollars qui ne couvraient que 4 moins d’importation de biens, avait sollicité un soutien du Fonds monétaire international (FMI). L’institution de Breton Woods avait toutefois conditionné son soutien.


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Avec l’octroi d’un prêt triennal de 12 milliards de dollars, le Fonds monétaire international (FMI) avait enjoint à l’Egypte de laisser la livre flotter librement. La monnaie égyptienne s’était alors dépréciée de 48% renchérissant les importations de biens et causant du coup des pénuries des produits alimentaires de base (riz, sucre, lait, huile, etc.) et des médicaments.

Grâce aux fonds apportés par le FMI et les multiples levées de fonds effectuées sur le marché international des capitaux, l’Egypte a reconstruit petit à petit ses réserves de change.


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Parallèlement, la nouvelle dynamique du secteur touristique et la forte augmentation des investissements directs étrangers (IDE), consécutives notamment à l’amélioration de l’environnement des affaires et sécuritaire et surtout aux effets positifs de la «dévaluation» de la livre égyptienne qui a rendu la destination égyptienne plus attractive aussi bien pour les investisseurs que les touristes, ont contribué à la hausse des réserves de change.
Le 07/09/2017 Par Moussa Diop

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