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Afrique centrale. Rareté des devises: la banque centrale sous-régionale épingle les banques commerciales

Mise à jour le 06/03/2019 à 23h53 Publié le 05/03/2019 à 13h15 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell

#Economie
blanchiment d'argent, devises
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#Autres pays : Selon la banque centrale sous-régionale, contrairement à ce qu'indiquent des opérateurs économiques, il n'y a pas de pénurie de devises. L'institution se montre très critique envers les banques commerciales, qui opèrent parfois en marge de la réglementation en la matière.

Selon la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), il n'y a pas de pénurie de devises au sein des pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC). 

«Il ne s'agit nullement d’une pénurie de  devises dans la communauté. La situation de la stabilité externe de notre monnaie est confortable. Le taux de couverture extérieure de la monnaie s'est établi à 61,97 % au 31 janvier 2019, contre 57,46 % à fin décembre 2017, correspondant à environ trois mois d'importations. La Banque centrale dispose donc de devises en quantité suffisante pour répondre à tout moment aux besoins des économies des Etats membres de la CEMAC», indique le gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli, dans une interview accordée au quotidien national Cameroon Tribune.


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Pour les opérateurs économiques, il faut s'adresser aux banques agréées pour entrer en possession de devises, selon une procédure «simple», devant aboutir 48 heures au plus après la demande, sous réserve de la conformité des dossiers à la réglementation en vigueur.

Cependant, selon le gouverneur de la BEAC, beaucoup de banques de la communauté sont en marge des règles encadrant le mécanisme de règlement des opérations internationales.

«Habituée à détenir des avoirs extérieurs injustifiés et à solliciter parallèlement les concours de la Banque centrale pour le règlement des opérations internationales, la majorité des banques affichent des comportements similaires face au suivi de l'application des dispositions réglementaires en matière de changes, dont notamment celui de véhiculer la mauvaise information aux opérateurs privés ou de refuser volontairement de régler leurs opérations», déclare notamment Abbas Mahamat Tolli.


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La BEAC indique du reste avoir responsabilisé chaque direction nationale pour «stopper ces mauvaises pratiques». En marge du Salon de l’entreprise, de la PME et du partenariat de Yaoundé (PROMOTE) qui s'est achevé il y a quelques jours à Yaoundé, le patronat de la sous-région avait exprimé ses inquiétudes au sujet de la rareté des devises en Afrique centrale.

Une pénurie qui, selon Célestin Tawamba, président de l’Union des patronats d’Afrique centrale (UNIPACE), met notamment à mal la crédibilité des entreprises auprès des fournisseurs.

«Elle dégrade les risque-pays de la sous-région, et tend à détourner les institutions en assureurs-crédit de nos entreprises. Elle expose nos entreprises à des risques réels importants au regard de la protection de leurs actifs du fait de la non-effectivité du paiement des primes dues aux compagnies de réassurance internationales», explique ainsi l'homme d'affaires.

Le 05/03/2019 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell