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RD Congo: l'UE, l'ONU, l'UA et l'OIF inquiets des violences au Kasaï

Publié le 28/03/2017 à 12h07 Par Le360 Afrique - Afp

#Société
Massacre dans le nord kivu en RD Conga pendant noel
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#Autres pays : Après le massacre de 39 policiers, l'Union européenne, l'Union africaine, les Nations unies et l'Organisation internationale de la Francophonie ont exprimé mardi leur "profonde préoccupation" quant à "la grave situation" au Kasaï.

Dans un communiqué commun reçu à Bruxelles, ces quatre organisations "notent avec une profonde préoccupation la grave situation qui prévaut dans les provinces du Kasaï", au vu notamment d'"informations faisant état de la mort d'environ 40 membres de la police nationale congolaise".

La police nationale congolaise (PNC) a accusé lundi des rebelles d'avoir massacré 39 de ses agents au Kasaï, en proie à la violence depuis plus de six mois.

Selon un communiqué du porte-parole de la PNC, les victimes seraient tombées vendredi matin dans une "embuscade" tendue par des miliciens Kamwina Nsapu à Kamuesha alors qu'elles circulaient à bord de deux camions de transport de troupes. Elles ont été enterrées par les rebelles dans une "fosse commune", a-t-il ajouté.


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Les quatre organisations internationales condamnent "cet acte ignoble", mais aussi "tous les autres actes de violence et les violations des droits humains qui se sont déroulées récemment dans la région des provinces du Kasaï", où au moins 400 personnes sont mortes depuis septembre 2016.

La rébellion Kamwina Nsapu a été accusée par l'ONU de recruter des enfants et d'avoir commis de nombreuses atrocités. En face, les forces de l'ordre se voient régulièrement reprocher par les Nations unies de faire un usage disproportionné de la force contre des miliciens armés essentiellement de bâtons et de lance-pierres.


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L'UE, l'UA, l'ONU et l'OIF exhortent d'ailleurs "les forces de défense et de sécurité à la retenue dans les efforts visant à restaurer l'ordre dans les provinces du Kasaï, et encouragent la poursuite du dialogue entamé récemment, entre le gouvernement et la milice Kamwina Nsapu, afin de trouver une issue pacifique à la situation actuelle".

Elles demandent également, au niveau national, la nomination d'un "Premier ministre issu de l'opposition" en application de l'accord de transition conclu le 31 décembre 2016. "Une telle avancée facilitera le processus de stabilisation du pays, le rétablissement de l’ordre public dans les zones affectées par la violence et la tenue, dans les délais prévus, des élections", selon les organisations.




Le 28/03/2017 Par Le360 Afrique - Afp

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