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Vidéo. CAN 2019: alors que ça chauffe entre le Cameroun et la CAF, Issa Hayatou réagit

Mise à jour le 08/08/2017 à 16h46 Publié le 08/08/2017 à 16h41 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne

#Sports
Issa Hayatou

Issa Hayatou, ancien président de la Confédération africaine de football (CAF).

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#Autres pays : La Fédération camerounaise de football a marqué son « indignation » après les propos du président de la Confédération africaine de football (CAF), au sujet des préparatifs de la compétition. De même, Issa Hayatou, ancien président de la CAF, s’est dit surpris après de tels propos.

Depuis sa défaite à la tête de la Confédération africaine de football, Issa Hayatou s’est fait discret. Cependant, ce 8 août, en marge d’une séance de travail avec le ministre des Sports camerounais, au sujet de l’Académie nationale de football dont l’ex-président de la CAF est le président du conseil d’administration, il a réagi aux propos d’Ahmad Ahmad tenus à Ouagadougou.


«Je regrette ce qui a été dit. Il faut d’abord venir constater avant de sortir ce qu’il a dit. A l’heure actuelle, il y a 5 stades au Cameron. On ne peut pas dire que le Cameroun n’a rien. On peut compter le nombre de pays africains qui ont ce que nous avons. D’autre part, on ne peut pas dire que la CAF va retirer l’organisation de la CAN 2019. Quand nous avons eu à retirer une compétition aux gens, c’est eux qui n’avaient rien fait. Par exemple à Madagascar, c’était au mois de janvier pour une compétition prévue en mai (CAN U17 en 2017, ndlr). Là, il n’y a même pas d’inspection et on dit qu’il n’y a rien? Je suis surpris, connaissant les rouages de la CAF», a notamment déclaré l’ancien président de la CAF.


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La veille, c’est la Fédération camerounaise de football (Fecafooot) qui a marqué sa «consternation» au sujet des propos d’Ahmad Ahmad. Pour lui, en l’état actuel des choses, aucun site au Cameroun n’est en mesure d’accueillir la CAN. «La Fecafoot est vivement préoccupée par le fait que ces propos soient tenus avant même que la première mission d’inspection de la CAF, prévue du 20 au 28 août 2017, n’ait effectué le déplacement du Cameroun. On serait en droit de s’interroger sur l’opportunité même de cette visite d’inspection dès lors que les résultats semblent déjà arrêtés au niveau le plus élevé de la CAF. La Fecafoot est d’autant plus préoccupée que ces déclarations du Président de la CAF ne sont pas conformes à la réalité», indique Tombi à Roko, président de la Fecafoot dans un communiqué. Après avoir énoncé les chantiers en cours et l’organisation réussie de la CAN féminine 2016 au Cameroun, il évoque ses appréhensions au sujet des procédés de la CAF.

«Il est difficile, après les propos sus-évoqués du président de la CAF, de ne pas prêter attention aux rumeurs persistantes sur l’existence d’une conspiration visant à retirer au Cameroun l’organisation de la CAN 2019 au profit d’un autre pays (…) d’où vient-il de plus que deux ans avant une compétition, une campagne d’intoxication et de désinformation soit engagée pour dire que le Cameroun ne sera pas prêt en dépit des efforts déployés sur le terrain et des assurances du gouvernement camerounais», affirme Tombi à Roko.


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Et celui-ci de lister le changement du format de la compétition avec application immédiate en 2019 au Cameroun. Ce qui, pour la fédération, équivaut «à un changement des règles du jeu en cours du match. Pourtant, une jurisprudence constante veut que les modifications dans le déroulement d’une compétition ne s’appliquent pas à celle devant être organisée immédiatement après leur adoption».

Enfin, pour la Fecafoot, il est également «curieux» que la date de la première mission d’inspection de la CAF ait été unilatéralement changée, passant de septembre à août 2017 sans préavis. Cependant, malgré toutes les réserves exprimées, «la Fecafoot accueillera avec un esprit constructif toutes les missions d’inspection de la CAF».

Ainsi, hier plutôt conciliant avec la CAF malgré le passage unilatéral du format de la CAF de 16 pays participants à 24, le Cameroun semble avoir changé de tactique.
Le 08/08/2017 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne

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