Fermer

Cameroun: la CAN 2019 au centre de toutes les polémiques

Mise à jour le 07/08/2017 à 18h43 Publié le 07/08/2017 à 18h05 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne

#Sports
Olembe CAN 2019

Stade d'Olembe de Yaoundé.

© Copyright : DR

#Autres pays : L’opinion publique camerounaise n’a pas du tout apprécié la sortie médiatique effectuée par le président de la CAF le week-end dernier au Burkina Faso, assurant que le pays n’était pas prêt pour organiser la compétition. Dans le même temps, le gouvernement s’est, une fois de plus, voulu rassurant.

«Ahmad Ahmad veut humilier le Cameroun», «Ahmad Ahmad prépare le Cameroun au pire», «Ahmad Ahmad règle ses comptes avec Issa Hayatou», etc.

Les Unes des principaux quotidiens camerounais ce lundi sont en grande partie à charge contre le président de la Confédération africaine de football (CAF), le Malgache Ahmad Ahmad. La presse, tout comme l’opinion publique locale, n’a pas du tout apprécié la sortie médiatique effectuée par le patron du football africain le week-end dernier. En visite à Ouagadougou au Burkina-Faso, le président de la CAF a estimé que le Cameroun n’est pas prêt, même à accueillir quatre équipes, pour la Coupe d’Afrique des nations  (CAN) 2019.


LIRE AUSSI : CAN 2019: le Cameroun digère mal le changement des règles de la CAF, mais reste confiant


De même, interrogé sur la probabilité de délocaliser cette CAN en raison du «retard dans la réalisation des infrastructures», Ahmad Ahmad  a indiqué qu’il y aura une visite d’inspection, composée d'experts, qui va évaluer «si nous pouvons organiser cette CAN au Cameroun», indiquant que six pays s’était déjà portés candidats au cas où la compétition venait à être retirée au Cameroun. Des déclarations qui ont provoqué un tollé sur place.

La presse, dans sa majorité, estime le Malgache est en vendetta contre son prédécesseur à la CAF, Issa Hayatou. Et par conséquent, contre le Cameroun. Car, celui-ci avait retiré l’organisation de la CAN U17 2017 à Madagascar, pour la confier au Gabon.


LIRE AUSSI : CAN à 24 équipes: la CAF dévoile le nouveau mode de qualification


Presque au même moment, le gouvernement camerounais a tenu une conférence de presse pour rassurer sur les capacités organisationnelles du pays. «Je voudrais réitérer le ferme engagement du gouvernement d’organiser la CAN 2019 dans le format décidé par la CAF, c'est-à-dire à 24 équipes», a déclaré le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.

D’après ce dernier, lors de l’attribution de la compétition au Cameroun en 2013, le cahier de charges de la CAF exigeait la mise à disposition d’au moins quatre stades de compétition et de quatre terrains d’entraînement pour les équipes et un pour les arbitres.


LIRE AUSSI : CAN 2019: face aux assauts du Maroc et de l'Algérie, le Cameroun tente de rassurer


«Répondant audit cahier des charges, le gouvernement camerounais avait pris l’engagement de mettre à la disposition de la CAF, non pas quatre stades comme exigé, mais plutôt six, ainsi que 25 terrains d’entraînement. Tous à livrer aux normes de la CAF et dans les délais prescrits», précise le ministre. Aussi, l’augmentation du nombre des équipes participantes de 16 à 24 n’a-t-il pas pris à défaut les autorités locales.

Une mission de la CAF séjournera au Cameroun du 20 au 28 août prochain pour évaluer l’état d’avancement des divers travaux. En attendant, le souffle de la polémique liée à la CAN 2019 est loin d’être retombé au Cameroun. 
Le 07/08/2017 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne

à lire aussi