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Maroc-Afrique: la faute revient à "l'incapacité de Bouteflika", selon la presse algérienne

Mise à jour le 08/11/2016 à 09h23 Publié le 07/11/2016 à 12h49 Par Mar Bassine

#Politique
Bouteflika nomme un cyber espion
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#Maroc : On a rarement vu des attaques aussi virulentes contre Abdelaziz Bouteflika que dans cet article commentant le discours du roi du Maroc à Dakar. Face à la crise, il est impossible à l'Algérie de recourir à la diplomatie du chèque: ses entreprises sont incapables d'aller à la conquête du continent.


Kiosque Le360 Afrique: On aurait pu penser que, par chauvinisme, la presse algérienne allait se perdre dans son analyse du discours prononcé par le souverain marocain à Dakar. D’une certaine manière, elle s’est plutôt montrée pertinente évoquant même l’infirmité de son président pour justifier la faiblesse de la diplomatie d’Alger. "L’offensive algérienne reste timide en raison de l’incapacité du président de la République à se déplacer et aller à la rencontre de ses homologues africains", ose écrire le site Tout sur l’Algérie. Et d’ajouter qu’il s’agit d’une "situation qu’exploite le roi Mohammed VI, capable d’effectuer des tournées de plusieurs jours à travers de nombreux pays africains".


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Or, selon le portail algérien "depuis quelques mois, l’Afrique est devenue le nouveau terrain de bataille diplomatique entre l’Algérie et le Maroc dont les positions demeurent irréconciliables sur le dossier du Sahara".
Le ton y est, cependant la virulence du propos de TSA ne s’arrête pas à Abdelaziz Bouteflika, elle touche également la fébrilité de l'économie locale. Non seulement, "l’Algérie s’ouvre avec retard sur ses voisins", mais ses "échanges commerciaux avec les pays africains" se limitent à "quelques millions de dollars". N’ayant plus suffisamment de revenus pétroliers, l’Algérie "tente d’exporter des «produits nationaux hors hydrocarbures» vers ces pays pour trouver d’autres revenus".


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Sauf que pour le site c’est peine perdue. TSA enfonce le clou:  "l’Algérie n’a plus les mêmes atouts qu’il y a quelques années. Le pays n’a plus d’argent et croule sous les déficits. Les capacités de nos entreprises, publiques et privées, à se développer en dehors de l’Algérie sont très limitées". Toujours selon l’auteur de l’article, "on voit mal des entreprises comme Naftal, Algérie Télécom ou nos banques publiques partir à l’assaut de marchés africains". Ici l’allusion est à peine voilée concernant la forte présence des entreprises marocaines tous secteurs confondus. Attijariwafa bank, BMCE Bank Of Africa, Banque Populaire ainsi que l’assureur Saham sont présents dans 32 pays. Dans plus de la moitié de ces pays, ils sont au moins deux à y être implantés. De plus, Maroc Telecom contrôle plusieurs filiales en Afrique subsaharienne, notamment en Mauritanie, au Mali, au Gabon ou encore au Burkina Faso.
Le 07/11/2016 Par Mar Bassine