Fermer

L’OCP et l’ITFC s’unissent pour renforcer les capacités agricoles en Afrique

Mise à jour le 21/10/2019 à 17h49 Publié le 21/10/2019 à 17h46 Par Karim Zeidane

#Economie
Hani Salem Sonbol, directeur général de l'ITFC, et Karim Lotfi Senhadji, directeur général d'OCP Africa.

Hani Salem Sonbol, directeur général de l'ITFC, et Karim Lotfi Senhadji, directeur général d'OCP Africa.

© Copyright : DR

#Maroc : OCP AFrica, filiale du groupe phosphatier marocain OCP, et la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), filiale de la Banque islamique de développement (BID), ont décidé de s'associer pour renforcer les capacités agricoles du continent africain. Explications.

L’agriculture africaine doit actuellement faire face à une très faible productivité, à un moment où les spécialistes de la question s‘accordent à dire que nourrir le continent face à une croissance démographique galopante sera le défi majeur à relever dans les prochaines années.

Face à cette situation, l’Afrique, qui contrôle encore plus de 60% des terres arables non exploitées de la planète, doit nécessairement améliorer sa productivité agricole.

C’est dans cette optique que s’inscrit le mémorandum d’entente signé entre OCP Africa, filiale du groupe marocain OCP, et la Société internationale islamique de financement (ITFC), filiale de la Banque islamique de développement (BAD), visant à accroître les rendements de la production agricole et d’augmenter les revenus des agriculteurs africains.


LIRE AUSSI: Côte d'Ivoire: l'OCP Africa expose sa stratégie pour la transformation agricole en Afrique

Ce document porte sur une association, celle de l’expertise du groupe OCP dans la chaîne de valeur de la production agricole, notamment au niveau des processus à même d’accroître les rendements agricoles, et la solidité ainsi que l’engagement financier dont sait faire preuve la filiale de la BID en Afrique.

Selon un communiqué conjoint des deux institutions, «ce protocole d'accord prévoit de renforcer la collaboration entre l’ITFC et OCP Africa dans différents domaines, notamment, la formation des agriculteurs aux bonnes pratiques agricoles, les analyses de sols et les conseils de fertilisation pour contribuer à l’augmentation des rendements agricoles, le soutien à l’innovation et la transformation digitalisée de l’agriculture, le renforcement des capacités et soutien aux jeunes pour un développement durable et inclusif».


LIRE AUSSI: Maroc: l'OCP va construire une usine d’engrais de 2,5 milliards de dollars en Ethiopie


Réagissant à ce mémorandum, Karim Lotfi Senhadji, directeur général d’OCP Africa déclare que «le petit exploitant agricole est au cœur de la stratégie d'OCP Africa pour soutenir la transition d'une agriculture de subsistance vers une agro-industrie moderne et durable. Notre objectif est de contribuer au renforcement des écosystèmes agricoles du continent afin de permettre aux agriculteurs africains de prospérer. L'accord avec l’ITFC appuiera nos efforts de formation des agriculteurs sur les meilleures pratiques agricoles, d'analyse des sols pour des recommandations précises sur les engrais, de facilitation de l'accès au financement et d'amélioration de l'accès aux marchés».

Pour matérialiser ce partenariat, les deux parties s"apprêtent à lancer une nouvelle campagne «OCP School Lab» au Sénégal, visant à accroître les rendements des agriculteurs et à augmenter leurs revenus des petits exploitants grâce à la formation sur les bonnes pratiques agricoles et à l’analyse des sols pour mettre leur disposition des engrais adaptés.


LIRE AUSSI: Maroc. Engrais: le groupe OCP veut renforcer sa place en Afrique avec l’Africa Fertilising Complex


Grâce à ce partenariat, l’Afrique pourra dans un proche avenir, non seulement améliorer le revenu de ses agriculteurs, mais aussi, et surtout, couvrir davantage ses besoins alimentaires, et donc réduire la facture de ses importations de produits alimentaires.

Celle-ci s'est en effet établie, pour l'ensemble du continent africain à près de 70 milliards de dollars en 2018, et devrait même dépasser les 100 milliards de dollars d’ici quelques années, avec les conséquences de l'urbanisation galopante de la population africaine -et donc la fin d'une certaine autosuffisance alimentaire. 
Le 21/10/2019 Par Karim Zeidane