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Mauritanie-Sénégal: la production commune de gaz démarre en 2021

Mise à jour le 13/01/2017 à 15h06 Publié le 13/01/2017 à 15h05 Par Kofi Gabriel

#Economie
Kosmos Energy

#Mauritanie : L’arrivée de British Petroleum dans le tour de table de la société devant exploiter le gaz découvert à la frontière mauritano-sénégalaise semble avoir accéléré le processus d’exploitation de cette manne. Les patrons de BP et Kosmos Enregy viennent d’annoncer que la production démarrera en 2021.

L’accord signé en décembre dernier entre Kosmos Energy et British Petroleum, élargissant le capital de la société exploitant le gaz découvert à la frontière maritime mauritano-sénégalaise, devrait accélérer les investissements nécessaires pour démarrer l'extraction de cette manne énergétique.

Alors qu’on parlait il y a quelques mois d’un retard au niveau des investissements qui étaient annoncés en 2017, du fait de la lourdeur des montants à engager pour l’exploitation de ce gaz offshore, à la frontière des deux pays, le processus semble s’accélérer avec l’arrivée de British Petroleum.

Ainsi, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), la production de gaz devrait démarrer à partir de 2021, si l’on en croit les responsables des compagnies pétrolières Kosmos Energy, à l’origine de la découverte, et BP.


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L’annonce a été faite par les Présidents-directeurs généraux de Kosmos Energy, Andrew Inglis, et de British Petroleum (BP), Carl Henric Svanerg, lors d’une audience que leur a été accordée le président sénégalais Macky Sall.

Pour rappel, ces deux compagnies pétrolières ont signé, en décembre 2016, un accord pour le développement en eaux profondes du pétrole, mais aussi de la production et la commercialisation du gaz naturel découvert au niveau de la frontière maritime entre les deux pays voisins.

Avec un ticket d’entrée de près d’un milliard de dollars, le géant pétrolier britannique a pris des participations dans les projets gaziers de Kosmos aussi bien en Mauritanie qu’au Sénégal.


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Avec ces accords, le groupe BP, plus solide financièrement et un des leaders du secteur pétrolier mondial, devient opérateur désigné et actionnaire à hauteur de 62% des contrats de Kosmos au niveau des côtes mauritaniennes. Du côté du Sénégal, il détient 32,49% des blocs de Saint-Louis offshore profond et Kayar offshore profond.

A noter que le champ gazier à mi-cheval au niveau de la frontière maritime des deux pays, le champ Grand Tortue-Ahmeyin, considéré comme l’un des plus importants gisements de gaz de la côte ouest-africaine disposerait des réserves estimées à 450 milliards de m3 de gaz. 


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L’exploitation de ce gaz va nécessiter la mise en place d’une plateforme. Si le choix de départ était d’implanter celle-ci sur terre ferme, et en absence d’accord entre les deux pays sur le choix du pays d’accueil de cette infrastructure, celle-ci sera finalement réalisée en offshore, à 8 km au large des côtes des deux pays, sur la frontière maritime.

Ainsi, si les deux majors pétroliers respectent leurs engagements et qu’aucun quiproquo n’intervient entre la Mauritanie et le Sénégal, le gaz devrait sortir des profondeurs de la mer en 2021 et impacter positivement le développement des deux pays.
Le 13/01/2017 Par Kofi Gabriel