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Pêche: les ministres ouest-africains et du Golfe de Guinée plaident en faveur de la poursuite du PRAO

Publié le 13/07/2017 à 15h34 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Economie
PRAO

#Mauritanie : Les pays ouest-africains et du Golfe de Guinée ont appelé à la poursuite du Programme régional de développement de la pêche en Afrique de l'ouest (PRAO), dans une déclaration publiée à la suite d'une rencontre qui s'est tenue à Nouakchott.

Les ministres des pays membres de la Commission sous régionale des pêches (CSRP) et de la Commission de la pêche dans la zone ouest-africaine du Golfe de Guinée (CPCO) ont appelé à la poursuite du Programme régional de développement de la pêche en Afrique de l’ouest (PRAO), dans une déclaration publiée mercredi soir, à l’issue d’une conférence réunie à Nouakchott.

La première phase du PRAO a été financée par la Banque mondiale (BM) à travers sa filiale, l’Association internationale de développement (IDA) pour plus de 120 millions de dollars.

Ce programme concerne plusieurs pays d’Afrique de l’ouest: le Cap-Vert, la Guinée, la Guinée Bissau, le Ghana, le Libéria, le Sénégal et la Sierra Leone.

La Côte d’Ivoire et la Gambie pourraient également intégrer le cercle des Etats bénéficiaires de ce programme très prochainement (négociations en cours).


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Cette conférence a validé les orientations stratégiques de la deuxième phase du PRAO.

L’objectif général du PRAO est «d’augmenter de manière substantielle la totalité de la richesse générée par l’exploitation des ressources marines halieutiques de l’Afrique de l’Ouest, et d’accroître la part de cette richesse capturée par les pays d’Afrique de l’Ouest».

Le PRAO devrait ainsi permettre une amélioration des indicateurs de gouvernance du secteur de la pêche dans les 9 pays membres, participer à la réduction de la pêche illicite qui fait perdre annuellement prés de 200 milliards de Francs CFA à la région, selon une hypothèse basse, et donner plus de valeur ajoutée aux activités de pêche grâce à la réalisation d’infrastructures.

Les différentes composantes du PRAO sont «la bonne gouvernance et la gestion durable des pêches, la réduction de la pêche illicite, l’augmentation de la contribution des ressources halieutiques aux économies locales et la coordination du suivi-évaluation du programme».


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Par ailleurs, dans une allocution prononcée à l’occasion de la cérémonie de clôture, le ministre mauritanien des Pêches et de l’économie maritime, Nany Ould Chrough, a appelé les pays participants "à prendre une décision rapide pour la création d’une commission unifiée en perspective des négociations pour les accords de pêche dans la Zone économique exclusive des pays membres de la CSRP et du CPCO. Ce qui reviendrait à opérer une fusion de ces 2 organisations".

De la Mauritanie au Ghana, les eaux maritimes sont poissoneuses et la pêche joue un rôle central dans la vie des populations, notamment en matière de sécurité alimentaire, du fait d’une façade Atlantique abritant les centres urbains les plus peuplés. Des atouts naturels en dépit desquels le secteur de la pêche ne contribue pas suffisamment à la croissance de l’économie. Ce constat justifie la nécessité de réaliser la deuxième phase du PRAO.
   
Le 13/07/2017 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

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