Fermer

Mauritanie: à cause d'une "pénurie" de papier, toute la presse écrite dans la tourmente

Mise à jour le 27/12/2017 à 19h03 Publié le 27/12/2017 à 17h23 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Médias
presse mauritanienne

La liberté de la presse est soumise à rude épreuve en Mauritanie.

#Mauritanie : La crise du papier s'est aggravée ce mercredi avec la non-parution des quotidiens gouvernementaux "Chaab" et "Horizons". Aujourd'hui, c'est toute la presse mauritanienne qui s'enfonce dans la crise.

Les kiosques de vente de la presse écrite en Mauritanie restent désespérément vides depuis deux semaines du fait d’une pénurie de papier au niveau de l’Imprimerie nationale, qui édite la quasi-totalité de la presse publique et privée.

La crise s’est subitement aggravée ce mercredi, avec la non-parution des deux quotidiens gouvernementaux (Chaab et Horizons).

Par ailleurs, et comme un malheur n'arrive jamais seul, les travailleurs de l’Imprimerie nationale n’ont pas encore touché leurs salaires du mois de novembre 2017.

Cela au moment où l’institution «tente désespérément de recouvrer une dette de 300 millions d’ouguiyas pour divers services et prestations fournis au profit de plusieurs institutions de l’Etat. Un montant qui n’a rien à voir avec la subvention annuelle, qui est une allocation sur le budget de l’Etat», explique une source bien informée.


LIRE AUSSI: Vidéo. Mauritanie:à cause d'une pénurie de papier, la presse écrite ne paraît plus


La presse en Mauritanie est confrontée à de nombreuses difficultés. Ainsi, les cinq chaînes de télévision privées n’emettent plus depuis plus de 3 mois pour non-paiement de redevances.

Aujourd’hui, c’est la presse papier qui risque de rendre l’âme après une agonie de plusieurs années. Le Premier ministre, Yahya Ould Hademine, avait promis une solution de sortie de crise à l’occasion d’une rencontre avec un groupe d’éditeurs privés il y a quelques mois. Mais jusque-là, rien de nouveau.


LIRE AUSSI: Mauritanie: les éditeurs de la presse privée en colère


Ces difficultés interviennent à 18 mois d’une élection présidentielle de la plus haute importance. En effet, cette échéance sera un test pour le respect du principe d’alternance et de la durée des mandats présidentiels, fixés à deux seulement, notent les observateurs qui s'interrogent.

 
Le 27/12/2017 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

à lire aussi