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Mauritanie: dénonciation de l'implication des généraux dans le processus électoral

Mise à jour le 19/07/2018 à 11h11 Publié le 19/07/2018 à 09h16 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Généraux mauritaniens
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#Mauritanie : l'Alliance électorale de l'opposition démocratique (AEOD) dénonce l'implication des chefs militaires dans le processus électoral et met en garde contre ses conséquences sur la cohésion au sein de l'institution, à travers une déclaration publiée mercredi.

Mise sur pied à titre officiel mercredi dernier, la nouvelle Alliance électorale de l’opposition démocratique (AEOD) fait de la bataille contre l’implication des chefs militaires dans la politique son premier cheval de bataille.

Un défi titanesque dans le contexte d’un pays dont l'institution militaire au cœur même de l’exercice direct du pouvoir d’Etat depuis 1978.

Ainsi, dans une déclaration rendue publique mercredi, l’AEOD dénonce l’implication des chefs militaires dans la politique et dans le processus électoral en cours, et appelle ces hauts gradés à la neutralité, conformément à la mission traditionnelle des forces armées et de sécurité.

La Mauritanie étant à l'orée d'élections législatives, régionales et municipales prévues le 1er septembre 2018, l’objectif de l’AEOD est de «faire aboutir la demande de changement démocratique qui se manifeste avec force dans le pays pour l’avènement d’un Etat de droit».


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La nouvelle alliance électorale de l’opposition mauritanienne note avec une vive inquiétude que «le pouvoir s’emploie à désagréger la société mauritanienne en exacerbant les rivalités raciales, tribales et de castes, afin de maintenir sa mainmise sur le pays. Les méthodes dont il a usé récemment à l’occasion des opérations de réimplantation de son parti (Union pour la république-UPR, principal parti de la majorité) et celles employées dans le choix des candidats de cette formation aux prochaines élections en sont une nouvelle preuve».

Plus grave encore, note la déclaration de la coalition électorale de l’opposition, le régime en place «prend des risques aux conséquences imprévisibles, en poussant certains généraux dans l’arène des luttes politiques, partisanes et tribales, en violation flagrante des règles qui régissent les forces armées et de sécurité, en violation des lois relatives à la neutralité de l’administration et a fortiori de l’armée, des principes de transparence, et celui de l’incompatibilité de l’exercice de certaines fonctions avec l’implication dans le processus électoral. L’implication des chefs des forces armées dans la politique implique la transmission du virus des divergences politiques, des désaccords et des rivalités tribales dans l’institution militaire. Ce qui équivaut à semer, la division et des querelles au sein d’une institution garante de l’unité nationale».


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Le collectif estime que les forces armées et de sécurité «doivent rester impérativement unies et homogènes, pour pouvoir remplir, en toute impartialité, leur mission au service de la nation et du citoyen».

De manière directe, la déclaration de l’AEOD affirme que certains généraux sont à l’origine de la constitution des unités de base de l’Union pour la république (UPR).

Les principales composantes de l’Alliance électorale de l’opposition démocratique (AEOD) sont le Rassemblement des forces démocratique (RFD), le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU), SAWAB, l’Union nationale pour une alternance démocratique (UNAD), Al Watan,...
                         
 
Le 19/07/2018 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya