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Mauritanie: Accord de lutte contre l'immigration illégale avec la Belgique

Mise à jour le 14/11/2018 à 14h17 Publié le 14/11/2018 à 14h11 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Accord de lutte contre l'immigration illégale avec la Belgique
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#Mauritanie : Les gouvernements de Mauritanie et de Belgique ont signé, hier, mardi 13 novembre, un accord de lutte contre l'immigration illégale. Les détails.

Selon une information rapportée par l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), un organe officiel, le ministre mauritanien de l’Intérieur et de la décentralisation, Ahmedou ould Abdallah et le Secrétaire d’Etat belge à l’Asile et à la migration, qui séjourne actuellement à Nouakchott, ont signé hier, mardi 13 novembre, un nouvel accord de lutte contre la migration illégale. 

Il s'agit du second accord de lutte contre l’immigration illégale qui lie la Mauritanie à un Etat européen après celui signé avec l’Espagne, qui dispose d’un centre de rétention des migrants illégaux dans la ville de Nouadhibou (Nord) depuis une douzaine d’années.

Ce nouvel accord entre la Mauritanie et la Belgique a pour objectif de «permettre aux deux parties de coordonner les actions de lutte contre toutes les formes de migration clandestine, par le biais de la coopération technique, de l’échange d’informations, de la formation du personnel des services compétents et le développement des capacités, afin de pouvoir faire face à ce phénomène de dimension mondiale».


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Dans un discours  prononcé à l’occasion de la cérémonie de signature, le ministre mauritanien de l’Intérieur a rappelé les efforts fournis par Nouakchott pour "le renforcement de la sécurité  et la gestion migratoire à travers une stratégie fondée sur un système biométrique pour l’établissement des titres sécurisés: cartes d’identité nationales, cartes de séjour pour les étrangers, passeports et visas. Des centres de passage équipés en matériel sophistiqué de contrôle et d’identification des mouvements d’entrées et de sorties du territoire national ont, à cet égard, été ouverts dans le cadre de cette stratégie. Ils constituent l’ultime voie d’accès à la Mauritanie. Ces points de passage frontaliers obligatoires ont contribué à la réduction du phénomène de la migration clandestine, à la lutte contre les bandes terroristes et le trafic de drogue", a ainsi expliqué Ahmadou ould Abdallah.

Le ministre mauritanien a également exprimé la volonté de son pays à soutenir les efforts de la communauté internationale dans le domaine de la lutte contre la migration clandestine et le respect des droits des migrants.

«Cet accord porte sur une meilleure coopération (avec la Mauritanie) sur les plans de la migration et du retour», a, pour sa part, twitté Theo Francken, le Secrétaire d’Etat belge à l’Asile et à la migration.

Le 14/11/2018 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya