Fermer

Flintlock 2020: la Mauritanie accueille le plus grand exercice militaire américain en Afrique

Mise à jour le 13/02/2020 à 12h25 Publié le 13/02/2020 à 12h24 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Flintlock
© Copyright : DR

#Mauritanie : Les territoires de la Mauritanie et du Burkina Faso, deux pays membres du G5 Sahel, abriteront les manœuvres militaires américaines Flintlock, du 18 février au 1er mars 2020. Près de 1.600 militaires, issus des armées de 34 pays, vont participer à cette opération.

Flintlock, le plus grand exercice militaire américain en Afrique, se déroulera en Mauritanie. L'information a été révélée hier, mercredi 12 février, par David Halle, sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires politiques, au terme d’une audience que lui a accordée le président mauritanien, Mohamed ould Cheikh El Ghazouani.

Les manœuvres Flintlock menées par Africom -le Commandement des Etats-Unis pour l'Afrique- visent «à renforcer la capacité de l’outil militaire américain à opérer avec les partenaires et à opérer avec les alliés pour développer la résilience permettant aux pays du Sahel de faire face à la menace terroriste et à l’insécurité».

Elles permettent de renforcer la capacité des Etats-Unis à travailler avec leurs alliés du Sahel pour faire face à la menace croissante de l’extrémisme. 


LIRE AUSSI: Maroc-Algérie: les deux armées dans les manœuvres «Flintlock 2019»


Pour cet évènement, près de 1.600 militaires issus des armées de 34 pays africains prendront part à l’exercice Flintlock 2020 avec leurs partenaires d'autres armées nord et sud-américaines, européennes, et asiatiques.

En Mauritanie, cette opération se déroulera principalement dans trois villes: Atar, Nouakchott et Kaédi, et ce, du 17 au 28 février prochain.

Parmi les pays africains qui prendront part à cet évènement, on peut citer le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Maroc, le Niger, le Nigéria, le Sénégal et le Togo.

Les partenaires internationaux comprennent l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Canada, la République tchèque, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, le Portugal, l’Espagne, le Royaume-Uni et les États-Unis.


LIRE AUSSI: Sahel: début de l’exercice militaire «Flintlock 2018» au Niger


Arrivé à Nouakchott dans le cadre d’une tournée régionale, après les étapes de Dakar, Bamako et Ouagadougou, David Halle a évoqué la situation en Mauritanie et les relations bilatérales entre les deux pays.

«L’Amérique et la Mauritanie partagent des valeurs communes: démocratie, Etat de droit, liberté individuelle. La Mauritanie est dans la trajectoire d’une transition démocratique, pacifique et historique. Nous apprécions le dialogue entre nos gouvernements pour la gestion des questions fondamentales relatives aux droits humains {à propos de la question de l’esclavage, Ndlr}. Nous sommes encouragés par l’ambitieux programme de réformes entreprises par le gouvernement mauritanien, et nous sommes prêts à travailler pour élargir notre présence commerciale», a souligné le responsable américain. 

Concernant la situation sécuritaire au niveau du Sahel,  David Halle indique que «le partenariat américain en matière de sécurité et de défense est un pilier de nos relations bilatérales. L’Amérique soutient les efforts de la Mauritanie et des autres pays de la région par le biais du G5 Sahel».


LIRE AUSSI: Afrique: présence discrète mais croissante des forces spéciales américaines


Les manœuvres militaires Flintlock 2020 interviennent dans un contexte de recrudescence des actes terroristes, qui touchent gravement certains pays du Sahel à l’image du Mali, du Burkina Faso et du Niger, alors qu’au même moment, les Américains évoquent l'éventualité du retrait de leurs troupes du continent africain.

Les résultats de la tournée de David Halle, au Sahel et en Afrique de l’Ouest, devraient avoir une influence capitale sur la décision finale de Washington sur le maintien ou non de ses militaires. Ce retrait est fortement souhaité à Paris, mais aussi par de nombreux Etats de la région  sahélienne.
Le 13/02/2020 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya