Si l’institution maintient sa perspective de croissance au titre de l’exercice 2018 avec une progression du PIB de l’ordre de 3,5%, contre 3,6% auparavant, pour les deux prochaines années, la Banque mondiale table sur un net recul.
Ainsi, alors que dans son précédent rapport de janvier 2018, la Banque mondiale tablait sur une croissance de l’ordre de 2,5% en 2019 et 1,6% en 2020, désormais, elle ne table que sur des évolutions du PIB de l’ordre de 2% en 2019 et 1,3% en 2020.
Le maintien de la croissance en 2018 se justifie par la hausse des dépenses d’investissement et l’effet de la progression des cours pétroliers qui ont permis des assouplissements au niveau des finances publiques.
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Selon la Banque mondiale, les risques d’assombrissement des perspectives de croissance s’expliquent essentiellement par le fait que la hausse récente des prix du pétrole pourrait ne pas être soutenue et être contrariée par une production de pétrole de schiste plus importante que prévu aux Etats-Unis. En plus, les pays producteurs de pétrole continuent de s’interroger sur l’avenir de l’accord de réduction de la production pétrolière.
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Ces nouvelles prévisions à la baisse des perspectives de croissance illustrent bien la situation économique difficile que traverse l’Algérie. Un sentiment partagé par le Fonds monétaire international (FMI) qui appelle à la mise en place des réformes structurelles pour encourager «l’émergence d’une économie tirée par le secteur privé et diversifiée, et réduire ainsi la dépendance au pétrole et au gaz».
Pour cela, il faut améliorer l’environnement des affaires en agissant sur plusieurs volets: la gouvernance, la transparence, la concurrence, l’accès au crédit, l’attractivité pour l’investissement direct étranger, l’efficience des dépenses publiques, etc.