Les régulateurs télécoms de l’Afrique de l’Ouest posent le diagnostic des services de réseaux mobiles

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Le 31/05/2016 à 22h44

La Guinée a abrité dernièrement un atelier sous-régional sur la qualité de services des réseaux mobiles (data & voix). Organisée par l’Assemblée des régulateurs de télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (ARTAO), cette rencontre visait à faire une revue des bonnes pratiques du secteur.

Plusieurs thèmes étaient au menu des discussions de cet atelier sous-régional sur la qualité des services des réseaux mobiles: «Introduction sur la problématique de la qualité de service dans les réseaux télécoms et qualité expérience» ; «Partage de l’expérience sur les pratiques de monitoring et mesures de la qualité de service (QoS)» ou encore «Concept et standards de la QoS», entre autres.Durant quatre jours, les organismes régulateurs du secteur de télécommunications des pays membres de la CEDEAO, à l’exception de la Gambie, se sont livrés à un véritable partage d’expériences sur les meilleures pratiques réglementaires relatives au suivi et au contrôle de la qualité de services des réseaux mobiles.Midou Saley, directeur de la stratégie et de la coopération à l’Autorité de régulation des postes et télécommunications du Niger a expliqué que son institution procède à un contrôle annuel sur pièces de tous les opérateurs mobiles. Ce qui permet d’améliorer les services et de minimiser les désagréments causés aux consommateurs.Dans cette même dynamique, l’ARPT - Guinée a brandit l’audit annuel des réseaux sur la base de la qualité des sms, voix et data pour justifier sa mission de veille et de protection des abonnés.Dans le but d’offrir un service de qualité aux clients, chaque autorité de régulation a dit miser dans son pays sur les principaux indicateurs de qualité de services comme la disponibilité, l’accessibilité, la continuité, le temps d’établissement d’appel, de coupure et d’échec pour mesurer la performance des opérateurs.Les régulateurs ont unanimement réaffirmé leur volonté de relever le défi de l’intégration numérique. Ils ont recommandé un renforcement des capacités des cadres pour un meilleur suivi de la qualité de service et un audit régulier de la qualité de services.A ce propos d’ailleurs, la Guinée prévoit la création d’un site web ou un centre d’appel destiné à la réception des plaintes des consommateurs et entend également auditer les coûts et tarifs des services fournis aux usagers. Le Niger de son côté veut aussi mettre en place une plateforme d’enregistrement et de traitement automatiques des plaintes des consommateurs dans le cadre des perspectives.Afin de réduire l’impact négatif des appareils contrefaits sur la qualité de réseaux, l’atelier a recommandé de tenir une homologation des équipements et matériels de télécommunications, et appelé à l’encadrement es promotions, des tarifs et la concurrence des opérateurs.A la fin des travaux, Dr Alain Sawadogo, chef du département Entreprise à l’Ecole Supérieure Multinationale des Télécommunications (ESMT) a encouragé les opérateurs à travailler sur la base des recommandations pour améliorer la qualité des réseaux, et offrir un certain nombre de services.

Par Ougna Elie Camara (Conakry, correspondance)
Le 31/05/2016 à 22h44