30.000 milliards FCFA d’opportunités d’affaires pour le secteur privé

DR

Le 10/05/2016 à 15h07

Le secteur privé ivoirien est invité à saisir «les 30.000 milliards FCFA d’opportunités d’affaires» qu’offre le Plan national de développement (PND 2016-2020). Le gouvernement les incite à prendre part active à la réunion du «Groupe consultatif pour le financement du PND 2016-2020» à Paris.

Dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2016-2020, ce sont «près de 30.000 milliards FCFA (46 milliards d'euros) d’investissements et donc d’opportunités d’affaires» qui se présentent aux entreprises a fait savoir Issa Dé, président du Comité de pilotage des partenariats public-privé, l’Agence publique en charge des grands projets d’investissements.Ce dernier s’exprimait ce lundi dans le cadre de la campagne de sensibilisation du gouvernement visant à mobiliser le secteur privé à la faveur de la réunion du Groupe consultatif pour le financement du PND, les 17 et 18 mai prochains à Paris.Certes, le PND prévoit 18.716 milliards FCFA d’investissements privés et 11.284 milliards FCFA d’investissements publics, mais il s’agit au total de projets qui seront exécutés par les entreprises privées, a-t-on indiqué.A l’occasion de la rencontre de Paris qui s’ouvre mardi prochain, la ministre du Plan et du Développement, Nialé Kaba, a précisé que sur les ressources à lever par le secteur public, les projections tablent sur un gap de 4.425,2 milliards FCFA et c’est ce montant qui fera l’objet de présentation aux partenaires institutionnels et investisseurs privés du pays.La première journée de ces rencontres, le 17 mai, se tiendra dans les locaux de la Banque mondiale à Paris et permettra de battre le rappel des bailleurs de fonds pour obtenir des appuis financiers. La seconde journée du 18 mai, qui aura lieu au siège du MEDEF, le patronat français, sera dédiée au secteur privé et portera sur des présentations de divers projets structurants. L’idée est d’intéresser les investisseurs privés (internationaux et nationaux) et obtenir des engagements financiers autour de «projets porteurs et viables».Un environnement favorablePour Lacina Diaby, le directeur général du Plan, la Côte d’Ivoire a passé la parenthèse des crises et est entrée dans une phase de stabilité. Et le renouveau économique du pays soutenu par une croissance forte et l’amélioration continue du climat des affaires offre un cadre idéal pour les investisseurs.D’autant plus que les perspectives sont particulièrement bonnes : 9,8% de croissance attendu en 2016, puis 8,9% en 2017 et 8,4% entre 2018 et 2020.

Par Georges Moihet (Abidjan, correspondance)
Le 10/05/2016 à 15h07