L’équipe de la procureure de la CPI Fatou Bensouda, compte appeler à la barre, d’ici la fin de la semaine, le témoin P 369, un «chercheur» de l’ONG internationale des droits de l’Homme "Human rights watch". L’individu dont l’identité reste anonyme serait l’auteur d’un rapport sur les violences qui ont eu cours durant la crise post-électorale.Un profil dénoncé par les avocats de la défense qui taxent ce dernier d’être beaucoup plus un «observateur» qu’un «témoin oculaire» de la crise.«Le témoin ne s’est rendu qu’à de très rares reprises à Abidjan» et «ne peut directement attester de la réalité des faits s’étant déroulés lors de la crise post-électorale. Son éventuel témoignage serait constitué de «ouïs dire» dont la valeur est des plus limitée», a argumenté Me Emmanuel Altit, l’avocat de Laurent Gbagbo devant la cour en fin de semaine dernière, rapporte une source proche du dossier.«Si la Chambre devait autoriser sa venue, il conviendrait de limiter son témoignage à ce qu’il a vu et vécu», a-t-il défendu. Une requête pour laquelle le juge Tarfusser qui préside la cour a montré un avis plutôt favorable.Lundi matin, c’est la déposition du septième témoin, surnommé P 576, qu’il a été donné d’entendre. L’individu est réputé proche d’une des victimes du bombardement du marché d’Abobo, le 17 mars 2011, l’un des faits clés du dossier de l’accusation, qui a fait une trentaine de morts. Et le témoin P 369 devrait intervenir après cette comparution, d’ici la fin de la semaine.Ce sont au total 138 témoins que l’accusation entend présenter tout au long du procès.
Le 17/05/2016 à 17h47



