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Vidéo. Mali: quand la violence s'invite à l'université

Mise à jour le 26/10/2020 à 12h17 Publié le 26/10/2020 à 12h10 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté

#Société
Mali: la violence s'invite sur les bancs de la Faculté
© Copyright : Le360 / Diemba Moussa Konaté

#Côte d’ivoire : Depuis la création de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) en 1991, le renouvellement du bureau de cette association est aussi l'occasion de violences, souvent très graves, qui causent parfois mort d’homme.


Il ne se passe une seule élection universitaire sans que les machettes et les gourdins ne s'y invitent. Cette violence permanente dans le milieu syndical universitaire malien exacerbe plus d'un, au point que beaucoup demandent l'adoption d'une solution radicale consistant à dissoudre purement et simplement la principale organisation estudiantine.

Le dernier acte de violence en date est l’incident qui s’est produit sur la colline de Badalabougou, à l’Institut universitaire de gestion (UIG ), lundi 12 octobre dernier.

Ces évènements inédits, dans un milieu censé être un temple de la raison et de la bienséance, étonnent, surtout que ces accrochages tournent souvent au drame.


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Beaucoup d’acteurs de l’enseignement supérieur considèrent que ces affrontements périodiques sanglants entre étudiants, à coups de machettes, d’armes à feu de fabrication artisanale ou étrangère, sont liés principalement à la gestion dévolue par l’Etat à l’AEEM de l’espace universitaire.

Plusieurs centaines de millions de francs CFA par an sont accordés comme subventions pour assurer le bon fonctionnement de l'organisation syndicale estudiantine. Beaucoup estiment que l’AEEM a dévié de sa principale raison d'être et devrait être dissoute.

Pour d’autres, les autorités de tutelle doivent retirer la gestion des parkings ainsi que le campus aux étudiants, des activités qui génèrent également des centaines de millions chaque année. Les Maliens sont unanimes à dire que la cause des violences dans l’espace universitaire est liée seulement à l’argent.

 

Le 26/10/2020 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté

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