Le kilogramme de cacao s’achète actuellement dans les villages du Cameroun entre 800 Fcfa et 1.500 Fcfa. Il y a environ deux ans de cela, le même kilogramme se vendait à 5.000 Fcfa, voire plus.
A la gare routière de Yaoundé-Ouest, où on retrouve le plus grand nombre des ressortissants des départements de la Lékié et du Nyong et Kellé, grands cultivateurs du cacao, le sujet est sur toutes les lèvres.
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Chacun exprime son désarroi à l’image de ce cultivateur en partance vers son village natal Ebougsi situé dans l’arrondissement d’Okola, département de la Lékié «c’est un coup d’épée que nous avons reçu en pleine poitrine. J’ai vendu le cacao l’année dernière à 4.200 Fcfa mais cette année, on ne me propose que 1.200 Fcfa. Je ne sais plus quoi faire de mes projets que je comptais réaliser après les dernières ventes».
Plus loin, c’est une dame qui s’en plaint «j’ai pris l’habitude d’acheter beaucoup de denrées alimentaires toutes les fois que je viens à Yaoundé. Aujourd’hui, me voici qui rentre avec un petit sac quasiment vide. Celui qui a fait baisser le prix du cacao nous a vraiment tués car c’est notre c’est principale source de revenus», a-t-elle confié.
Les producteurs de cacao subissent cette peine sans que le ministère du Commerce n’apporte la moindre explication alors qu’il intervenait régulièrement pour rassurer les cultivateurs quant au maintien des prix à la hausse du kilogramme du cacao.
«Rien ne filtre. Nous sommes comme des moutons. Ce sont les acheteurs qui décident à combien ils achetent nos produits. Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana est subitement devenu muet sur la question. Il ne nous reste qu’à regarder la direction du vent», a conclu un autre cultivateur.
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Le Cameroun arrive au cinquième rang mondial des pays producteurs du cacao avec environ 309.518 tonnes par an, notamment lors de la campagne 2024-2025. A ce jour, de nombreux cultivateurs ont stocké d’importantes quantités de cacao dans l’espoir de les vendre au moment où les prix seront revus à la hausse. Ces cultivateurs attendent toujours.







