Ce rendez-vous à El-Alamein (nord) «est une plateforme africaine», a déclaré à l’AFP le vice-ministre des Affaires étrangères responsable des affaires africaines, Mohamed Abou Bakr Saleh.
«L’Afrique dispose de vastes ressources, mais elles ne sont pas encore exploitées au niveau que nous souhaiterions», a-t-il ajouté.
«Un pays d’Afrique de l’Est devrait être en mesure de signer un accord avec un pays de l’Ouest, du Nord ou du Sud grâce à cette plateforme» qui a vocation à devenir une biennale sous l’égide de l’Union africaine, a poursuivi le ministre.
La participation de plus de 20 chefs d’Etat et responsables gouvernementaux, ainsi que des dirigeants d’entreprises, de banques ou d’institutions de développement en Afrique, est attendue.
L’Egypte mise sur cet évènement inaugural pour renforcer son poids diplomatique en Afrique, après s’être principalement tournée vers les pays de la Méditerranée et du Golfe ces dernières années.
Toutefois, le commerce intra-africain reste limité: il s’élevait à 192 milliards de dollars en 2023, soit environ 15% du commerce total du continent, contre plus de 55% avec l’Asie et plus de 70% avec l’Europe.
L’Afrique a également attiré environ 70 milliards de dollars d’investissements directs étrangers, une petite fraction des 1.600 milliards de dollars investis à l’échelle mondiale, selon les Nations unies.
Les investissements égyptiens en Afrique sont eux estimés à environ 14 milliards de dollars, couvrant des secteurs tels que la construction, l’énergie, l’industrie pharmaceutique, la logistique et l’agriculture.
L’un des projets les plus emblématiques de l’Égypte est le barrage hydroélectrique Julius Nyerere en Tanzanie (est), un chantier controversé de 3 milliards de dollars réalisé par un consortium dirigé par des entreprises égyptiennes.
Le Caire, en conflit avec Addis Abeba au sujet du Grand barrage éthiopien de la Renaissance sur le Nil, estime menacée sa souveraineté hydrique et cherche également à diversifier ses soutiens politiques auprès de ses partenaires africains.
