Mali. Pour les pays de l’AES, l’alliance passe aussi par l’entreprenariat

Le 1er Salon de l’entreprenariat de la Confédération des États du Sahel.

Le 20/11/2025 à 12h12

VidéoAgro-industrie, artisanat, numérique, services... c’est autour de ces secteurs porteurs de création d’emplois que s’articule le 1er Salon de l’entreprenariat de la Confédération des États du Sahel. Entrepreneurs et décideurs politiques examinent les voies à même d’en faire un facteur de développement du Mali, du Burkina Faso et du Niger, des pays au profil économique similaire.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre, général de division Abdoulaye Maïga. Il avait à ses côtés plusieurs membres du gouvernement ainsi que des ambassadeurs accrédités au Mali.

Selon le chef du gouvernement de transition, «l’entrepreneuriat est la démarche de création de développement et de gestion d’une entreprise à but lucratif. Il repose sur l’innovation, la prise de risque et la mobilisation de ressources pour transformer une idée en une activité économique qui répond à un besoin ou à un objectif spécifique».

Il précise «qu’au Mali, comme dans l’espace de la confédération des Etats du Sahel, les secteurs porteurs de l’entrepreneuriat sont très variés parmi lesquels on peut citer: l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’aquaculture, l’énergie, les technologies et les mines,...». Il ajoute «qu’il s’agit là des secteurs clés qui participent à la transformation structurelle de l’économie, la gestion durable de l’environnement, l’adaptation au changement climatique et la résilience».

Le général Maïga conclut en disant «qu’avec plus de 70 millions d’habitants et un taux de croissance variablement positif, les pays de l’AES possèdent de nombreuses opportunités dans le domaine de l’entrepreneuriat permettant la création d’emplois et de revenus pour les populations; notamment les jeunes et les femmes».

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger présentent un profil économique similaire. Pour le Mali, le Fonds monétaire international prévoit une croissance économique de 5% en 2025, portée par l’agriculture, le lithium et les services. Le secteur agricole occupe près de 80% de la population active et contribue à près de 40% du PIB, selon les chiffres officiels.

Au Niger l’agriculture contribue pour 43% au PIB et emploie 80% de la population active. La sous-région produit du coton, des céréales et possède un important cheptel de bétail.

Avec un potentiel en terres cultivables de neuf millions d’hectares dont seul un tiers est exploité, le Burkina Faso est l’un des plus grands producteurs de fruits et légumes d’Afrique de l’Ouest

Esther Godo, une exposante nigérienne, estime que «ce salon est une opportunité d’appartenir à la grande famille de l’AES et de faire la promotion des produits nigériens».

La jeune entrepreneure a apporté avec elle «des tisanes à base de moringa et kenkeliba qui ont des vertus thérapeutiques contre la colopathie, les ballonnements, les constipations. Ces préparations régulent la glycémie».

Venue au Salon avec ses jus, confitures de patate douce, conserves et céréales, Ramatou Sidibé, une exposante malienne, souligne que «ce salon est une fierté qui permet de faire valoir la production locale».

Par Diemba Moussa Konaté (Bamako, correspondance)
Le 20/11/2025 à 12h12