Le Mali vient de mobiliser 53,673 milliards de FCFA (environ 89 millions de dollars) sur le marché régional de la dette publique, à l’issue d’une adjudication de bons et obligations assimilables du Trésor, selon un compte rendu publié récemment par Umoa-Titres, l’agence régionale en charge de la gestion de ces émissions.
Lire aussi : Le Ghana veut porter ses réserves à 15 mois de couverture des importations d’ici fin 2028
Lancée pour un montant initial de 50 milliards de FCFA (environ 83 millions de dollars), l’opération a suscité un vif intérêt des investisseurs, avec des soumissions globales de 98,286 milliards de FCFA (près de 163 millions de dollars), soit un taux de couverture de 196,57 %, précise la même source.
Au total, les autorités maliennes ont retenu 53,673 milliards de FCFA, correspondant à un taux d’absorption de 54,61 %, répartis entre des bons du Trésor à 364 jours et des obligations à 3 et 5 ans.
Dans le détail, les bons du Trésor à un an ont enregistré 44,848 milliards de FCFA (environ 74 millions de dollars) de soumissions, dont 15,585 milliards retenus (près de 26 millions de dollars), pour un rendement moyen pondéré de 6,19 %.
Lire aussi : La livre égyptienne en chute libre depuis la guerre au Moyen-Orient
Les obligations assimilables du Trésor (OAT) à trois ans ont attiré 49,738 milliards de FCFA (environ 82 millions de dollars), dont 34,388 milliards acceptés (près de 57 millions de dollars), avec un rendement moyen de 8,17 %. Les titres à cinq ans ont, quant à eux, été entièrement souscrits, pour un montant de 3,7 milliards de FCFA (environ 6 millions de dollars), affichant un rendement moyen de 7,66 %, selon la même source.
Des investisseurs issus de plusieurs pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), notamment le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Togo, ont participé à cette opération, illustrant la profondeur du marché régional.
La date de valeur est fixée au 19 mars 2026, avec des échéances comprises entre mars 2027 et mars 2031, selon les maturités des titres émis.
Comme on peut le constater, le niveau de demande dépasse largement les attentes. Ce qui illustre la confiance robuste des marchés ouest-africains envers le Mali et la profondeur du pool d’investisseurs régionaux.
Lire aussi : Sénégal: le coût économique des tensions politiques
L’opération, structurée en bons du Trésor (364 jours) et obligations assimilables (3 et 5 ans), révèle des dynamiques stratégiques: les OAT à 3 ans ont absorbé 34,388 milliards FCFA (57 millions de dollars), attirant la majorité des fonds avec un rendement moyen de 8,17%. Les titres à 5 ans, intégralement souscrits (3,7 milliards FCFA), affichent un rendement compétitif de 7,66%, tandis que les bons à un an, moins dominants, totalisent 15,585 milliards FCFA retenus. La participation transfrontalière (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal, Togo) souligne l’interconnexion financière de l’UEMOA et sa résilience comme plateforme de financement souverain, en dépit du fait que le Mali soit sorti de la CEDEAO.
Une réussite, avec une date de valeur au 19 mars 2026 et des échéances s’étendant jusqu’en 2031, qui démontre la capacité du Mali à sécuriser des ressources substantielles malgré un contexte régional complexe, consolidant le rôle intégrateur du marché de la dette UEMOA dans le financement du développement ouest-africain.








