Inaugurée en 1984, Saly Portudal, conçue pour le tourisme international, s’étend le long de plages bordées de cocotiers, entre hôtels de standing et résidences accueillantes. Ancien comptoir portugais devenu vitrine balnéaire, Saly offre aujourd’hui une image de carte postale, où détente et hospitalité sénégalaise se conjuguent au quotidien.
Massimo, touriste italien, en est à son cinquième séjour au Sénégal. Une fidélité qui en dit long sur l’attrait du lieu. «C’est la cinquième fois que je séjourne au Sénégal. Je me plais énormément ici. Nous sommes toujours à la plage et, chaque matin, nous venons avec des sacs en plastique pour nettoyer les lieux pour les autres touristes. Il est très important que la plage soit bien propre.»
Un engagement simple mais révélateur d’un attachement sincère à ce littoral, où visiteurs et habitants partagent désormais une même responsabilité: préserver ce joyau naturel. Située à environ 80 kilomètres au sud de Dakar, Saly demeure la principale station de la Petite-Côte.
Lire aussi : Le Sénégal parmi les dix meilleures destinations africaines pour le tourisme d’affaires
Considérée comme l’un des plus grands centres touristiques d’Afrique de l’Ouest, elle attire une clientèle internationale toujours plus diverse, mais aussi des visiteurs de la sous-région venus constater son évolution au fil des années.
Adama, touriste gambien, témoigne de cette dynamique: «Je suis ici pour une promenade à Mbour. Je remarque les avancées et je vois aussi tout le bien que les jeunes font ici à la plage, notamment à travers leurs activités.»
Saly Portudal, ou Saly, est une station balnéaire la plus réputé du Sénégal, située à 80 km au sud de Dakar sur la Petite Côte.. M. A. Ndiaye/Le360 Afrique
Les Sénégalais ne sont pas en reste. En cette période de forte chaleur, la plage devient un refuge prisé, un espace de convivialité.
Fily Sadio Mbengue, venue profiter du littoral, confie: «Je pense que c’est plutôt bien, parce que par rapport à certains jours, il n’y avait pas trop de monde. Mais là actuellement, il y a beaucoup plus d’affluence, mais ça reste agréable. Avec la chaleur, on peut se détendre, se baigner et en profiter. On apprécie cet endroit, parce que Saly est un lieu touristique où beaucoup de personnes viennent découvrir, passer du temps et se ressourcer.»
Entre affluence et plaisir partagé, la plage reste un espace de liberté, même sous la pression de la fréquentation.
Massimo, désormais bien intégré, garde un souvenir intact de sa première découverte du Sénégal, un moment qui explique son attachement. «Je suis venu pour la première fois il y a cinq ans pour jouer au football avec mon ami Abou. À notre arrivée, nous avons découvert des personnes magnifiques, très gentilles. La plage est belle, nous jouions au football au bord de l’eau, et le climat est exceptionnel. Depuis, nous revenons chaque année, parce que nous avons maintenant beaucoup d’amis ici.»
Au-delà du décor, c’est bien la chaleur humaine qui marque les esprits et fidélise les visiteurs.
Lire aussi : Tourisme: le Sénégal se rêve en destination privilégiée
Saly ne se résume pas à ses plages dorées ni à ses infrastructures touristiques. Elle est avant tout un carrefour d’histoires, de rencontres et d’émotions, où chaque visite laisse une empreinte durable.
Entre attractivité internationale et appropriation locale, la station balnéaire continue de tracer son sillon, portée par un équilibre fragile entre développement et préservation de l’environnement. Car au fil des marées, une évidence s’impose: à Saly, le véritable luxe reste l’authenticité.
En 5 ans, les recettes touristiques ont bondi de 86,2%
Joyau national comme le sont le climat agréable tout au long de l’année, sa culture diversifiée, ses mangroves et ses villes, comme Saint-Louis classée au patrimoine mondial de l’Unesco, la station balnéaire de Saly peut contribuer à l’essor du tourisme du Sénégal comme souhaité par la Vision 2050. De 7%, le secteur devrait porter sa contribution au PIB à 10% et créer 500.000 emplois.
Citant des sources officielles, des médias sénégalais rapportent qu’en 2024, le pays a enregistré la venue de près de 2,26 millions de visiteurs dont 23% d’Europe et 74% d’Afrique.
Entre 2019 et 2024, les recettes générées par le secteur ont connu une hausse de 86,2%, d’après la Cellule des études, de la planification et du suivi du ministère.





