La libération de l’activiste et président de l’IRA continue de susciter des réactions aussi bien au niveau national qu’à l’international. Plusieurs chancelleries étrangères et ONG ont salué la décision de la Cour suprême.Ainsi, le gouvernement américain, par l’intermédiaire de sa représentation diplomatique à Nouakchott, «salue la décision de la justice mauritanienne» et encourage «les efforts déployés par le pays dans le cadre d’un engagement avec les leaders religieux, le système judiciaire, les leaders tribaux et la société civile, en vue du renforcement de l’unité nationale, de l’éradication de l’esclavage et de tous les vestiges existant encore en Mauritanie».Même son de cloche de la part du Quai d’Orsay (ministère français des Affaires étrangères) qui approuve la décision de la Cour suprême de Mauritanie et rappelle l’attachement du pays à la liberté d’expression et d’association.Par ailleurs, la France «encourage la Mauritanie à poursuivre ses efforts en matière de lutte contre les formes contemporaines d’esclavage, conformément à ses engagements internationaux et aux mesures déjà prises au niveau national».Réactions identiques de la part des organisations internationales et des ONG. Rupert Colville, porte-parole du Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, salue le même événement et rappelle que nul ne devrait être emprisonné pour des faits liés à la liberté d’association et de rassemblement.Amnesty Internationale (AI), ONG de défense des droits humains, estime que la décision de la Cour suprême «doit inciter les autorités mauritaniennes à mettre fin à la répression visant les défenseurs des droits humains et à libérer les autres prisonniers d’opinion, détenus uniquement pour avoir exprimé leurs idées de manière pacifique, à l’instar du blogueur Mohamed Ould M’Kheitir», condamné à mort pour «mécréance».Biram Dah ould Abeid, président de l’IRA, et Brahim Ould Bilal Ould Ramdhane, vice-président de la même organisation, ont été libérés mardi dernier par la Cour suprême, qui a cassé une décision les condamnant à 2 ans de prison ferme pour «un vice de procédure» lié à la qualification des faits. Cette décision est intervenue après que les deux leaders de l’IRA ont passé 18 mois de détention.La chaîne des réactions internationales notées après la libération des militants antiesclavagistes est liée au fait que la question de l’esclavage reste au centre d’un vif débat entre les autorités mauritaniennes et les ONG.
Le 19/05/2016 à 16h41


