Le pays organise des élections locales le 4 novembre, les partis espérant tirer profit du désenchantement à l’égard de l’ANC (le Congrès national africain), plus grand parti depuis l’avènement de la démocratie en 1994, en raison de l’effondrement des infrastructures, de la criminalité et de la corruption.
Le bilan des meurtres à connotation politique présumés depuis le début de l’année dépasse déjà le total annuel enregistré depuis que l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée (GI-TOC) a commencé son suivi en 2015, a indiqué l’organisation.
Cela intervient alors que «les mois présentant le plus de risques sont encore à venir, à mesure que les luttes pour le pouvoir politique s’intensifient», a fait valoir cette organisation indépendante de la société civile, dont le siège est à Genève.
Selon la base de données de la GI-TOC, 45 attaques à caractère politique ont été enregistrées au 30 septembre, visant principalement des responsables de partis politiques, des conseillers de quartier, des membres d’organisations et de mouvements civiques, ainsi que des chefs traditionnels.
Sur les 43 personnes tuées, 13 appartenaient à l’ANC, suivies de huit membres du MK Party (MKP) dirigé par l’ancien président déchu Jacob Zuma, selon le rapport intitulé «Bullets and Ballots» («Des balles et des bulletins de vote»).
La plupart des attaques ont eu lieu dans la province du KwaZulu-Natal, bastion du MKP, suivie de la province de Gauteng, qui comprend le pôle économique de Johannesburg, avec 10 attaques.
Les élections locales seront un test du soutien à l’ANC avant les élections nationales de 2029, après que le parti qui a mené la lutte contre l’apartheid a perdu sa majorité en 2024.
