Bénin: fin de campagne présidentielle, le favori Wadagni promet la continuité

Romuald Wadagni, ministre de l'Economie et des Finances du Bénin.

Le 10/04/2026 à 14h08

La campagne présidentielle s’achevait vendredi au Bénin avant le vote de dimanche, avec plusieurs meetings du candidat favori soutenu par la majorité sortante, Romuald Wadagni, qui a promis d’aller «encore plus loin» dans la transformation du pays, tandis que son seul rival est resté très discret.

Le Bénin élit son président dimanche après 10 ans de gouvernance de Patrice Talon, qui passe la main conformément à la Constitution.

Pour prendre sa suite, il a adoubé Romuald Wadagni, son ministre des Finances, qui bénéficie du soutien des deux principaux partis de la majorité présidentielle.

Ce dernier n’a qu’un seul adversaire, l’opposant modéré Paul Hounkpè, qui a mené une campagne quasiment fantomatique, avec quelques déplacements dans plusieurs régions mais très peu de grands meetings.

De quoi trancher avec les moyens déployés par M. Wadagni, qui a sillonné le pays avec plusieurs meetings quotidiens.

Vendredi à Cotonou (sud), la capitale économique, il a assuré, devant plusieurs milliers de partisans et d’importants cadres de la majorité, avoir «un sentiment d’honneur et de responsabilité».

«Nous allons avancer, aller encore plus loin dans ce qui a démarré sous vos yeux», a-t-il ajouté, en référence à la décennie de transformation économique qu’a connue le Bénin.

Pour ses derniers meetings, le candidat de 49 ans a répété la même routine: un bref discours au centre d’une petite scène, sans notes ni cravate, après un bain de foule parmi ses partisans.

«On ne peut pas tout faire du jour au lendemain, surtout quand on est un pays avec peu de ressources naturelles», a-t-il martelé.

Il a développé quelques axes de son programme économique et social en prenant des exemples concrets.

Outre la promesse d’un accès facilité au microcrédit, il a assuré vouloir associer davantage les commerçantes à la gestion des marchés modernes qui ont remplacé les marchés informels, suscitant une grogne au sujet des coûts.

«C’est ça la beauté de la continuité, ce qui a commencé va s’amplifier et on va corriger certaines fautes», a-t-il ajouté.

De son côté, son rival Paul Hounkpè, difficile à localiser tout au long de la campagne, ne prévoyait pas de tenir de meeting vendredi.

Sa campagne s’est axée sur la promesse de réduire les prix des produits de première nécessité et de faire sortir les opposants emprisonnés sous le régime de Patrice Talon.

L’opposition parle de prisonniers politiques, quand le pouvoir répond qu’ils ont été condamnés pour des crimes.

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 10/04/2026 à 14h08