Burkina Faso: le gouvernement affirme avoir déjoué une «tentative de déstabilisation»

Le capitaine Ibrahim Traoré, président de transition du Burkina Faso.
Le 19/01/2024 à 07h38

Le gouvernement du Burkina Faso a affirmé jeudi avoir déjoué une «énième tentative de déstabilisation» et lancé une traque contre un réseau impliquant des militaires et des civils.

«Le gouvernement informe le peuple burkinabè que depuis le 13 janvier, les services de sécurité sont à pied d’oeuvre pour démanteler un réseau de déstabilisation du Burkina Faso», indique jeudi soir un communiqué du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

«Ce réseau, qui implique aussi bien des militaires en fonction que des militaires radiés, des civils et des activistes, entre autres, planifiait de déstabiliser les institutions du Burkina Faso et de mettre un coup d’arrêt brutal au processus de refondation pour la dignité, l’intégrité, la liberté et la souveraineté de notre pays», ajoute le communiqué, relayé par l’Agence d’information du Burkina (AIB).

Le ministre affirme que «des interpellations ont donc été faites, des entretiens menés et des analyses techniques sont en cours», faisant savoir que «les informations recueillies montrent à suffisance la volonté de subversion et de déstabilisation».

«La date du 14 janvier était projetée par les porteurs de ce projet funeste pour le passage à l’action, en vue d’exécuter leur plan diabolique, qui immanquablement aurait fait entrer le Burkina Faso à reculons dans l’histoire», a poursuivi M. Ouédraogo.

«Le Gouvernement rassure le Peuple burkinabè, que la vigilance des services de renseignement et la promptitude des forces patriotiques de défense et de sécurité ont permis d’interrompre la mise en œuvre de cette énième tentative de déstabilisation évitant à notre pays de voir une nouvelle fois son espoir de liberté et d’indépendance assassiné sur l’autel d’intérêts égoïstes», note le communiqué.

«Pour réaliser leurs basses besognes, des individus ont été contactés dans différentes casernes militaires sur l’ensemble du pays, afin d’organiser une sorte de mutinerie», a expliqué le ministre, précisant que «des organisations de la société civile acquises à leur cause étaient appelées à prendre le relai».

Le communiqué affirme que «des financements à leur endroit étaient en cours de déblocage et de transfert depuis l’extérieur» et que «des attaques contre les sièges de la veille citoyenne, étaient projetées en vue de démobiliser le soutien populaire à la Transition».

«En définitive, il s’agissait de créer des troubles favorables à l’intervention d’un commando venu de l’extérieur, en mesure d’attenter à la vie de plusieurs autorités de la transition et de semer le chaos», a souligné le porte-parole.

Par Le360 Afrique (avec MAP)
Le 19/01/2024 à 07h38