En septembre 2022, Mamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de Transition (CNT), le parlement de la junte au pouvoir à Bamako, s’en était pris au président Ouattara lors d’une interview dans un média malien, le qualifiant notamment «d’ennemi du Mali».
Les deux pays ont des relations tendues depuis le double coup d’Etat de 2020 et 2021 qui a porté au pouvoir le général Assimi Goïta au Mali. Le président Ouattara s’est toujours montré intransigeant face aux putschs qui ont secoué les pays sahéliens ces dernières années.
Arrêté en juillet 2025 lors d’un séjour privé en Côte d’Ivoire, M. Gassama avait été condamné à trois ans de prison fin janvier.
Mardi, il «a recouvré la liberté après sept mois et sept jours de détention» à Abidjan, indiqué son avocat Mamadou Ismaila Konaté dans un communiqué.
Alors qu’il avait fait appel de sa condamnation, «est intervenue une mesure de grâce présidentielle, prise par décret du chef de l’Etat de Côte d’Ivoire. Cette mesure a eu pour effet immédiat de mettre fin à la détention de M. Gassama», poursuit l’avocat saluant «une mesure de clémence».
M. Gassama avait présenté des excuses, notamment lors de son procès.
Opposant historique du précédent régime de Bamako, avant l’arrivée de la junte, il est connu au Mali pour son franc-parler.
