«Je dois dire qu’une ou deux réunions du G20 auxquelles j’ai assisté ici n’ont pas été très agréables. L’environnement que l’on a observé n’était pas très agréable», a tancé le chef d’Etat devant le gouvernement provincial dirigé par son parti politique, l’ANC.
La capitale financière de l’Afrique du Sud, dont le centre-ville s’est largement dégradé depuis quarante ans, accueille depuis le mois dernier des réunions préliminaires du G20 en prévision du sommet de novembre.
«Je dis ça pour que nous puissions considérablement nous améliorer», a insisté le président.
Cyril Ramaphosa a notamment participé à une réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 les 20 et 21 février au parc d’exposition de Nasrec, voisin de Soccer City, le stade qui a accueilli la finale de la Coupe du monde de foot en 2010.
Outre les nids de poules sur la route, les pannes de feux de signalisation démultipliant les bouchons sont courant dans cette ville née d’une ruée vers l’or à la fin du XIXe siècle. Sa population stagne à 4,8 millions d’habitants selon le dernier recensement en 2022.
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Dans un communiqué cinglant diffusé jeudi, le président «a exhorté la province à accélérer la résolution des problèmes récurrents dans le Gauteng». A savoir: «l’effritement des infrastructures, la criminalité et l’anarchie, ainsi que le manque de fiabilité des services», a-t-il entre autres énuméré.
Il n’en fallait pas plus pour que candidate la ville rivale du Cap, administrée au niveau métropolitain comme provincial par l’Alliance démocratique, formation concurrente de l’ANC.
Le maire Geordin Hill-Lewis a apostrophé dans un communiqué Cyril Ramaphosa «à la suite de la déception affichée par le président sur l’état de Johannesburg».
«Monsieur le Président, soyez assuré que la ville du Cap est prête à tout moment à accueillir le sommet des dirigeants du G20 et à représenter l’Afrique du Sud avec fierté sur la scène internationale», a proposé son maire.